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    Le superpouvoir du rat-taupe nu 

     

    Des chercheurs ont réussi à expliquer comment le métabolisme de ce petit rongeur sud-africain le rendait capable de survivre sans oxygène pendant 18 minutes.

    Son corps ressemble à une andouillette fripée à laquelle on aurait ajouté des pattes. Deux longues incisives jaunâtres trahissent la présence d’une bouche d’un côté. De l’autre, une longue queue glabre. De la taille d’une souris (son seul atout charme), le rat-taupe nu ne remportera jamais de concours de beauté animale. Cette apparence peu flatteuse cache néanmoins une merveille de l’évolution. Ce petit animal vivant dans le sous-sol africain bat des records de longévité. Il peut vivre jusqu’à 30 ans. C’est dix fois plus qu’un mammifère de sa taille. Comme si un être humain pouvait vivre de 600 à 800 ans.

     

    «Plus un animal est petit, plus son métabolisme est rapide, moins il vit longtemps en principe», rappelle Delphine Del Marmol, doctorante à l’université de Namur, qui consacre sa thèse à ce petit rongeur. Le rat-taupe nu échappe de façon spectaculaire à la règle. Et il ne se contente pas de vivre vieux: il reste en parfaite santé. « Il ne développe pas de cancer, ni de maladie neurodégénérative ou cardio-vasculaire. » Ses artères restent parfaitement souples jusqu’au dernier instant. Mâles et femelles restent fertiles tout au long de leur interminable existence.

     

    Le rat-taupe nu présente également une peau d’une très grande souplesse qui lui permet d’éviter de se blesser dans les galeries qu’il creuse. Sa sensibilité à la douleur est enfin très modérée. Et preuve ultime de ses incroyables capacités d’adaptation, il peut se passer d’air pendant de longues minutes. Dix-huit, selon une étude parue en avril dans Science, qui a levé une partie du mystère qui entourait cette aptitude hors du commun.

    « Alors qu’une souris privée d’oxygène meurt au bout d’une minute, les ratstaupes nus survivent 18 minutes au moins », analyse Gérard Friedlander, professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes, qui s’est pris de passion pour cet animal étonnant. « Au-delà, les choses se corsent un peu. La moitié des spécimens meurent au bout de 24 minutes. »

     Quel est le secret de l’animal? Une réduction drastique de son métabolisme comparable à une hibernation – ses pulsations cardiaques passent de 200 à 50 coups par minute – et l’utilisation d’un «générateur de secours» moléculaire, montrent les chercheurs de l’équipe internationale, emmenée par l’université de l’Illinois (à Chicago), qui a réalisé ces travaux.

    Ne parvenant plus à transformer le glucose en énergie chimique directement utilisable, un processus qui requiert de l’oxygène, le rongeur se met à utiliser le fructose et le sucrose. « Il dispose de grandes quantités d’enzymes et de transporteurs qui lui permettent de transformer le fructose en lactate, une source alternative d’énergie cellulaire, dans le cerveau, le coeur et les principaux organes vitaux », explique Gérard Friedlander. Cette voie métabolique, courante chez les plantes, ne nécessite pas d’oxygène. Elle est utilisée margi- nalement par les muscles humains lorsqu’ils sont trop sollicités (c’est d’ailleurs la formation de ce lactate qui est à l’origine des courbatures).

    « Ce qui est amusant, c’est que le fructose est un cauchemar pour les nutritionnistes, car il active des voies métaboliques qui conduisent à la production incontrôlée de graisse, note le chercheur. Mais chez le rat-taupe nu, ce même fructose lui sauve la vie dans les conditions extrêmes dans lesquels il se retrouve. » Le petit rongeur vit en effet en colonies imposantes pouvant compter plusieurs centaines d’individus, dans des galeries où l’oxygène finit inévitablement par manquer.

    Que faire de cette découverte? « On peut se demander s’il ne serait pas possible d’activer cette voie métabolique de façon préventive chez des patients à très haut risque de faire des accidents cardio-vasculaires. Des accidents qui pourraient priver d’oxygène leur coeur ou leur cerveau, imagine Gérard Friedlander. Mais c’est encore de la science-fiction. »

    Avec le Dr Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste à l’hôpital Georges-Pompidou, le doyen de l’université Paris-Descartes a monté la Fondation pour la recherche en physiologie, destinée à récolter des fonds pour étudier le rat-taupe nu, qui n’est pas encore un animal courant dans les laboratoires. « Nous avons maintenant une centaine d’animaux à l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, et nous menons les premiers programmes de recherche à l’hôpital Necker, détaille Gérard Friedlander. Nous essayons de comprendre pourquoi ses artères restent aussi souples avec l’âge, mais aussi le rôle que pourrait jouer l’exercice physique ou l’alimentation dans son métabolisme exceptionnel. »

     

    Source :lefigaro.fr

     

     


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  • girafe blanche

     

    Tanzanie : Omo, la girafe blanche qui attire tous les regards

     

    Une jeune girafe blanche a été découverte en Tanzanie dans le parc national de Tarangire. Atteint de leucistisme, cet immaculé girafon est le seul spécimen connu du parc.

     Le parc national de Tarangire, au nord de la Tanzanie, abrite un spécimen rare de girafe blanche : Omo. Baptisée de la sorte en référence à la célèbre marque de lessive, la girafe a été photographiée par le scientifique Derek Lee, chercheur et fondateur du Wild Nature Institute. 

    L’animal, âgé de seulement 15 mois, est atteint, non pas d’albinisme, mais de leucistisme, une maladie génétique qui entraîne une dépigmentation de la peau. L’albinisme, lui, ne concerne que la mélanine, un pigment brun. Le girafon est parvenu à survivre à sa première année dans le parc national de Tarangire, un véritable défi au vu de la multitude de prédateurs qui l’entourent.

    "Omo évolue au sein d’un grand groupe de girafes au pelage classique. Elles n’ont pas l’air de se préoccuper de sa couleur blanche, a précisé le scientifique Derek Lee, repris par Sciences et Avenir. Il s'agit d'un cas très rare, c'est seulement le deuxième enregistrement d'une girafe blanche dans Tarangire au cours des 20 dernières années, parmi les plus de 3 000 girafes dans la région".

    Une cible de choix 

    Toutefois, ce pelage blanc est de mauvais augures pour la girafe, selon le scientifique. En effet, malgré les mesures prises contre le braconnage dans le parc national, les chasseurs mal intentionnés ne sont pas rares et la girafe blanche est une proie de choix.

    Source : planet.fr Claire Tervé 

     

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  • Bec-en-sabot du Nil

     

    Bec-en-sabot du Nil

    Balaeniceps rex

     

    Le Bec-en-sabot du Nil (Balaeniceps rex) ou Abu-Markub (père du soulier) pour les Arabes du Soudan, est une espèce d'oiseau massif. Ainsi nommé à cause de son bec qui est aussi gros, voire plus gros que sa tête, cet oiseau est un échassier au même titre que la cigogne ou le héron. Il est actuellement menacé par la destruction de son habitat naturel

    Le Bec-en-sabot est un grand échassier (100 à 120 cm) à longues pattes sombres et au bec énorme. Son envergure peut atteindre 2,30 m. Il pèse de 4 à 7 kg.

    Le bec est la principale caractéristique de l'espèce, car il ressemble à un sabot de couleur jaunâtre ou rosée

    Alimentation

    Essentiellement piscivore, il se nourrit de poissons-chats, de protoptères (poissons osseux pulmonés), de tilapias, de serpents aquatiques ou de grenouilles. Il peut aussi occasionnellement consommer des varans, tortues, jeunes crocodiles, mollusques (gastéropodes surtout), voire des rongeurs, jeunes oiseaux et charognes.

    Reproduction

    Le bec-en-sabot est un oiseau monogame et les deux parents participent à la construction du nid, à l'incubation et aux soins apportés aux jeunes. La saison de nidification coïncide généralement avec le début de la saison sèche. Le cycle de reproduction, de la construction du nid au départ des jeunes, dure entre 6 et 7 mois.

    Deux à trois œufs blanchâtres sont pondus. Il ne restera à la fin du cycle de reproduction qu'un seul petit, en effet, afin de s'approprier toute l'attention et la nourriture, le plus vigoureux des oisillons tuera le reste de la fratrie, les parents ne pouvant s'occuper de plusieurs rejetons. L'incubation dure environ 30 jours pendant lesquels les adultes retournent souvent les œufs, et les rafraîchissent en les arrosant d'eau ou en les recouvrant de végétation humide. Après l'éclosion, les adultes nourrissent les petits par régurgitation de proies dans le nid, mais les petits se nourrissent seuls

     Cet oiseau peut vivre jusqu'à 36 ans en captivité.

    Répartition et habitat 

    C'est un oiseau endémique du continent africain, surtout présent dans les parties orientales et centrales de l'Afrique tropicale.

    On le trouve dans les lacs, grands cours d'eau et marais garnis de papyrus et de roseaux, particulièrement au nord de l'Ouganda (lac Victoria par exemple), à l'ouest de la Tanzanie, au Soudan du sud (au niveau du Nil Blanc) et dans le marais de Bangweulu au Nord-est de la Zambie..

     

    Bec-en-sabot du Nil

     

    Bec-en-sabot du Nil

     


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  • sengi

    Voici le sengi à oreilles rondes, une nouvelle espèce de musaraigne-éléphant découverte en Namibie

    Ce petit mammifère été découvert dans le nord-ouest de la Namibie par une équipe de chercheurs de l'Académie des Sciences de Californie. Il s'agit d'une nouvelle espèce de musaraigne-éléphant, aussi appelé sengi.

     

    sengi


    Ce sengi, dont le nom scientifique est Macroscélides Micus, est un sengi à oreilles rondes, et est le plus petit spécimen de la famille des Macroscelidea. Il possède un poil de la couleur de la terre, ce qui lui permet de se fondre aisément dans son environnement, et ainsi échapper plus facilement à ses prédateurs. Il possède également une longue queue, ainsi que de longues et fines pattes arrières.
    Malgré son nom de musaraigne-éléphant, et son apparence, ce petit mammifère est plus proches des éléphants que des souris. Selon les scientifiques, il est également très proche d'un autre petit mammifère vivant en Afrique et appelé Oryctérope, une sorte de petit cochon de terre.

     

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  • Colobe guereza

     

    Colobe guereza

    Le Colobe guéréza est un singe de la famille des Cercopithecidae qui vit dans les forêts d’Afrique moyenne et orientale On le trouve du Sénégal jusqu'en Éthiopie, d'ouest en est, et jusqu'en Angola et Zambie, au sud.
    Ils atteignent une longueur de 45 à 72 centimètres (la queue atteint 52 et jusqu'à 100 centimètres de long), et un poids de 5 à 14,5 kg
    Les colobes guéréza sont purement végétariens et les jeunes feuilles constituent la grande partie de leur nourriture
    L'une des particularités comportementales du colobe guereza est qu'il arrose sa queue avec son urine. Cela lui permet de renforcer son odeur...

     

    Colobe guereza

     

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