• DIPNEUSTE

     

    Dipneuste ou Ceratodontimorpha 

     

    Les dipneustes (nom scientifique : Dipnoi) sont un groupe de poissons d'eau douce. Possédant des poumons en plus des branchies, ainsi que des nageoires ressemblant à des pattes, ces animaux sont cependant plus proches des vertébrés terrestres, comme la grenouille ou le léopard, que des poissons à nageoires rayonnées, comme la truite ou le barracuda.

    Il existe aujourd'hui six espèces de dipneustes, qui vivent en Amérique du Sud, en Afrique et en Australie ; mais on connaît beaucoup de fossiles d'autres espèces de dipneustes qui ont disparu. Ce groupe existe depuis le Dévonien, il y a 410 millions d'années.

    Les différentes espèces

     

    Le dipneuste australien (Neoceratodus forsteri)

    Le dipneuste américain, ou lépidosirène (Lepidosiren paradoxa)

    Et les quatre espèces de dipneustes africains, qui font partie du genre Protopterus :

    Protopterus aethiopicus

    Protopterus amphibius

    Protopterus annectens

    Protopterus dolloi

     

    DIPNEUSTE

     

    Mode de vie

     

    Les dipneustes vivent généralement dans les mares, les lacs, les bras morts de cours d'eau, ou les flaques d'eau, qui sont soumis à l'assèchement : régulièrement, l'eau s'évapore, et le dipneuste se retrouve à sec.

    Mais les dipneustes résistent très bien à la sécheresse : en effet, en plus de leurs branchies, qui leur permettent de respirer dans l'eau, les dipneustes ont aussi des poumons, qui leur permettent de respirer dans l'air, et donc de survivre, quand l'eau s'évapore.

    Les solides nageoires des dipneustes, ressemblant plus aux pattes des vertébrés terrestres qu'aux nageoires rayonnées d'un poisson, leur permettent aussi bien de nager dans l'eau que de se déplacer dans la boue.

    La seule chose que les dipneustes craignent, quand l'eau baisse, c'est que leur corps se dessèche. Durant la saison sèche, les dipneustes creusent un terrier dans la boue, où ils s'enferment dans une sorte de cocon, qui les gardera bien humides. Ils pourront ensuite respirer grâce à leurs poumons, et survivre jusqu'à ce que la saison humide revienne.

     

    DIPNEUSTE

     

    Le dipneuste africain

     

    Le dipneuste africain a l'étonnante capacité de pouvoir hiberner pendant des années sans boire, ni manger, ni même produire de déchets. Une équipe singapourienne a tenté de percé le secret de cet étrange sommeil en étudiant l'activité de ses gènes

     Dormir en attendant la pluie 

    Le dipneuste africain est célèbre pour ses nombreuses aptitudes hors-normes dans le monde des poissons. Tout d'abord, il possède une sorte de poumon, presque plus adapté que ses branchies. Ajouté à cela, en cas de grande sécheresse, le dipneuste s'enterre et entre en hibernation, appelée estivation, en attendant que les conditions soient plus favorables.

    Il peut ainsi rester 5 ans sans boire, ni manger, ni même produire de déchets. Pour percer le secret de cet étrange sommeil, les chercheurs menés par Ip Yuen Kwong ont étudié l'expression génétique du poisson au cours de l'estivation, et au moment d'en sortir. Leur but était de comprendre comment l'organisme du dipneuste régulait son activité pour lui permettre de survivre aussi longtemps.

    Selon les scientifiques, les gènes assurant la destruction des déchets de l'organisme sont très actifs au cours de l'estivation. Cela permet au poisson de ne pas accumuler de déchets nocifs dans son foie. Au contraire, les gènes coagulant et ceux liés au métabolisme du fer sont désactivés : ainsi, le sang ne s'arrête pas de couler et le corps ne gaspille pas d'énergie.

    Au moment du réveil, enfin, le corps du dipneuste se remet à produire des molécules permettant de transformer ses réserves de sucres et de graisses en énergie.

    Sources :Maxisciences.com et wikipedia

     

    DIPNEUSTE

     

     

     


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  • CROCODILES ORANGES!

     

    Au Gabon, des crocodiles uniques au monde sont de couleur orange

    Au Gabon, connu pour sa diversité géologique et sa faune, des scientifiques ont eu l'incroyable surprise de découvrir des crocodiles de couleur orange, uniques au monde, vivant au milieu d'excréments de chauves-souris dans des grottes obscures. "Quand je me suis approché avec la lampe torche dans la grotte, j'ai vu des yeux rouges... de crocodiles! C'était en 2008. Deux ans plus tard, nous avons sorti un premier spécimen de la grotte et nous avons remarqué qu'il était orange", se souvient le géoarchéologue (spécialiste des sédiments archéologiques) Richard Oslisly.

    CROCODILES ORANGES!

    Une double découverte exceptionnelle faite alors qu'avec une équipe de chercheurs, il essayait de trouver des restes de traces humaines, dans les grottes d'Abanda (sud). Ce "crocodile orange cavernicole", qui peut atteindre 1m70, est unique au monde et n'a été observé que dans ces grottes du Gabon, selon M. Oslisly. "Au début, nous avions pensé que la couleur pouvait venir de leur alimentation, car nous avons remarqué que ces reptiles mangent des chauves-souris oranges", explique le chercheur français.

     

    Mais après des études plus poussées, les chercheurs ont avancé d'autres hypothèses: une "dépigmentation" due au manque de lumière dans ces grottes ou encore la nocivité du "guano", une substance faite d'excréments de chauves-souris dans laquelle ces animaux marinent tout au long de leur vie souterraine. "L'urine des chauves-souris a commencé à attaquer leur peau et transformé leur couleur", explique Olivier Testa, spéléologue et membre de l'équipe scientifique.

    Depuis 2010, Richard Oslisly, Olivier Testa et le chercheur américain Matthew Shirley ont multiplié les expéditions scientifiques pour en savoir plus sur ces crocodiles hors du commun. En cartographiant les grottes, ils ont à ce jour recensé quatre crocodiles oranges sur une quarantaine de cette espèce "cavernicole". Des dizaines de crocodiles avec une coloration "normale" vivent dans des grottes voisines connectées à la surface, explique M. Testa, alors que les crocodiles oranges croupissent dans des grottes accessibles uniquement par des puits verticaux.

    CROCODILES ORANGES!

     

    Installés dans la grotte depuis 3000 ans ?

    "On pense que ces dizaines de crocodiles se seraient installés dans les grottes d'Abanda il y a environ 3.000 ans, ce qui correspond relativement bien avec une période où le niveau de la mer avait baissé et où cette zone côtière est redevenue terrestre", explique M. Shirley. Les crocodiles oranges, bloqués dans la grotte, se seraient "retrouvés piégés après être entrés par des couloirs quand ils étaient petits, puis ils ont grossi", selon Richard Oslisly. Plusieurs couloirs plus ou moins étroits et interconnectés forment un réseau de grottes à Abanda où ils se bouchent parfois avec la montée de la nappe phréatique.

    Selon Matthew Shirley, les crocodiles se sont installés dans leur grotte parce qu'ils y trouvent leur compte et ils n'y sont peut-être pas tous bloqués depuis 3.000 ans. Dans le noir absolu, ces animaux survivent avec un régime alimentaire particulier. Dans les grottes, pas de poissons ni de crustacés. Ils se nourrissent de chauves-souris, de criquets, de grillons. "C'est un environnement particulièrement exigeant", indique M. Shirley. Selon les chercheurs, cette population cavernicole - animaux oranges et de couleur normale - appartient au groupe des crocodiles nains Osteolaemus tetraspis et est "en mutation".

     

    L'ADN de cette population cavernicole n'est pas assez différent de son cousin nain de la surface pour en faire une nouvelle espèce, explique Matthew Shirley, mais ces animaux ont développé leur propre "signature génétique". Les crocodiles des grottes sont en effet dotés d'un groupe de gènes unique transmis de génération en génération, ont constaté les chercheurs, après comparaison de leur ADN avec celui de leurs cousins nains vivant exclusivement en surface au Gabon.

    Bien que le crocodile soit déjà une espèce protégée au Gabon, Richard Oslisly plaide pour que le site des grottes d'Abanda devienne un "sanctuaire", "intégralement protégé". "Il reste encore beaucoup à découvrir dans les grottes d'Abanda", estime le géoarchéologue qui espère y développer le "tourisme scientifique".

    Source AFP

     

    CROCODILES ORANGES!

     

     


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    Oryctérope du Cap

     

     

     

    Oryctérope du Cap

     

     

    L'Oryctérope du Cap (Orycteropus afer), aussi appelé cochon de terre, est un mammifère fourmilier d'Afrique de l'ordre des tubulidentés, qui joue un rôle écologique important en contrôlant l'extension des populations de termites.

    L'Oryctérope est un animal qui a un corps qui ressemble au porc, un long museau avec un groin à l'extrémité

    Il a de fortes pattes avec de grosses griffes, il a aussi des oreilles d'ânes. Ses pieds sont pourvus de quatre doigts en avant et cinq en arrière, armés de fortes griffes, lui permettant de creuser le sol ou de fouiller une termitière en un temps record. C'est un fourmilier, mais quand même, il a des molaires à l'arrière de sa bouche. Il n'a presque pas de poils.

    La durée de vie de l'oryctérope va de 10 à 13 ans dans la nature et 18 ans en captivité.

     

    Habitat

     

    L'oryctérope est un animal qui vit en Afrique  subsahariennedans des terriers de trois à six mètres de profondeur pour se cacher le jour et ne sortir que la nuit. C'est un animal nocturne et solitaire Il préfère les zones de savanes où le sol est meuble et où il est susceptible de trouver des termites et de l'eau en quantité suffisante.

     

     

    Oryctérope du Cap

     

     

    Régime alimentaire

     

    L'oryctérope se nourrit de fourmis et de termites, qu'il extrait des termitières à l'aide de ses griffes très puissantes et de sa longue langue enduite d'une salive collante. Il est également capable de repérer les processions de termites se déplaçant sur le sol à l'aide de son odorat très fin. Il se nourrit également de coléoptères et de leurs larves.

     

     

     

    Oryctérope du Cap

     

     

     

    Oryctérope du Cap

     


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    Le superpouvoir du rat-taupe nu 

     

    Des chercheurs ont réussi à expliquer comment le métabolisme de ce petit rongeur sud-africain le rendait capable de survivre sans oxygène pendant 18 minutes.

    Son corps ressemble à une andouillette fripée à laquelle on aurait ajouté des pattes. Deux longues incisives jaunâtres trahissent la présence d’une bouche d’un côté. De l’autre, une longue queue glabre. De la taille d’une souris (son seul atout charme), le rat-taupe nu ne remportera jamais de concours de beauté animale. Cette apparence peu flatteuse cache néanmoins une merveille de l’évolution. Ce petit animal vivant dans le sous-sol africain bat des records de longévité. Il peut vivre jusqu’à 30 ans. C’est dix fois plus qu’un mammifère de sa taille. Comme si un être humain pouvait vivre de 600 à 800 ans.

     

    «Plus un animal est petit, plus son métabolisme est rapide, moins il vit longtemps en principe», rappelle Delphine Del Marmol, doctorante à l’université de Namur, qui consacre sa thèse à ce petit rongeur. Le rat-taupe nu échappe de façon spectaculaire à la règle. Et il ne se contente pas de vivre vieux: il reste en parfaite santé. « Il ne développe pas de cancer, ni de maladie neurodégénérative ou cardio-vasculaire. » Ses artères restent parfaitement souples jusqu’au dernier instant. Mâles et femelles restent fertiles tout au long de leur interminable existence.

     

    Le rat-taupe nu présente également une peau d’une très grande souplesse qui lui permet d’éviter de se blesser dans les galeries qu’il creuse. Sa sensibilité à la douleur est enfin très modérée. Et preuve ultime de ses incroyables capacités d’adaptation, il peut se passer d’air pendant de longues minutes. Dix-huit, selon une étude parue en avril dans Science, qui a levé une partie du mystère qui entourait cette aptitude hors du commun.

    « Alors qu’une souris privée d’oxygène meurt au bout d’une minute, les ratstaupes nus survivent 18 minutes au moins », analyse Gérard Friedlander, professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes, qui s’est pris de passion pour cet animal étonnant. « Au-delà, les choses se corsent un peu. La moitié des spécimens meurent au bout de 24 minutes. »

     Quel est le secret de l’animal? Une réduction drastique de son métabolisme comparable à une hibernation – ses pulsations cardiaques passent de 200 à 50 coups par minute – et l’utilisation d’un «générateur de secours» moléculaire, montrent les chercheurs de l’équipe internationale, emmenée par l’université de l’Illinois (à Chicago), qui a réalisé ces travaux.

    Ne parvenant plus à transformer le glucose en énergie chimique directement utilisable, un processus qui requiert de l’oxygène, le rongeur se met à utiliser le fructose et le sucrose. « Il dispose de grandes quantités d’enzymes et de transporteurs qui lui permettent de transformer le fructose en lactate, une source alternative d’énergie cellulaire, dans le cerveau, le coeur et les principaux organes vitaux », explique Gérard Friedlander. Cette voie métabolique, courante chez les plantes, ne nécessite pas d’oxygène. Elle est utilisée margi- nalement par les muscles humains lorsqu’ils sont trop sollicités (c’est d’ailleurs la formation de ce lactate qui est à l’origine des courbatures).

    « Ce qui est amusant, c’est que le fructose est un cauchemar pour les nutritionnistes, car il active des voies métaboliques qui conduisent à la production incontrôlée de graisse, note le chercheur. Mais chez le rat-taupe nu, ce même fructose lui sauve la vie dans les conditions extrêmes dans lesquels il se retrouve. » Le petit rongeur vit en effet en colonies imposantes pouvant compter plusieurs centaines d’individus, dans des galeries où l’oxygène finit inévitablement par manquer.

    Que faire de cette découverte? « On peut se demander s’il ne serait pas possible d’activer cette voie métabolique de façon préventive chez des patients à très haut risque de faire des accidents cardio-vasculaires. Des accidents qui pourraient priver d’oxygène leur coeur ou leur cerveau, imagine Gérard Friedlander. Mais c’est encore de la science-fiction. »

    Avec le Dr Frédéric Saldmann, cardiologue et nutritionniste à l’hôpital Georges-Pompidou, le doyen de l’université Paris-Descartes a monté la Fondation pour la recherche en physiologie, destinée à récolter des fonds pour étudier le rat-taupe nu, qui n’est pas encore un animal courant dans les laboratoires. « Nous avons maintenant une centaine d’animaux à l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, et nous menons les premiers programmes de recherche à l’hôpital Necker, détaille Gérard Friedlander. Nous essayons de comprendre pourquoi ses artères restent aussi souples avec l’âge, mais aussi le rôle que pourrait jouer l’exercice physique ou l’alimentation dans son métabolisme exceptionnel. »

     

    Source :lefigaro.fr

     

     


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  • girafe blanche

     

    Tanzanie : Omo, la girafe blanche qui attire tous les regards

     

    Une jeune girafe blanche a été découverte en Tanzanie dans le parc national de Tarangire. Atteint de leucistisme, cet immaculé girafon est le seul spécimen connu du parc.

     Le parc national de Tarangire, au nord de la Tanzanie, abrite un spécimen rare de girafe blanche : Omo. Baptisée de la sorte en référence à la célèbre marque de lessive, la girafe a été photographiée par le scientifique Derek Lee, chercheur et fondateur du Wild Nature Institute. 

    L’animal, âgé de seulement 15 mois, est atteint, non pas d’albinisme, mais de leucistisme, une maladie génétique qui entraîne une dépigmentation de la peau. L’albinisme, lui, ne concerne que la mélanine, un pigment brun. Le girafon est parvenu à survivre à sa première année dans le parc national de Tarangire, un véritable défi au vu de la multitude de prédateurs qui l’entourent.

    "Omo évolue au sein d’un grand groupe de girafes au pelage classique. Elles n’ont pas l’air de se préoccuper de sa couleur blanche, a précisé le scientifique Derek Lee, repris par Sciences et Avenir. Il s'agit d'un cas très rare, c'est seulement le deuxième enregistrement d'une girafe blanche dans Tarangire au cours des 20 dernières années, parmi les plus de 3 000 girafes dans la région".

    Une cible de choix 

    Toutefois, ce pelage blanc est de mauvais augures pour la girafe, selon le scientifique. En effet, malgré les mesures prises contre le braconnage dans le parc national, les chasseurs mal intentionnés ne sont pas rares et la girafe blanche est une proie de choix.

    Source : planet.fr Claire Tervé 

     

    girafe blanche


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