• Goma débrouille

     

     

    Goma : Les débrouillards qui alimentent la ville en eau 

     

    Comment se faire de l’argent lorsqu’on habite la ville de Goma, qu’on est chômeur, que la compagnie chargée de la distribution d’eau potable tourne au ralenti et qu’il y a un lac à proximité ? Les jeunes Gomatraciens ont trouvé la réponse :

    1.  Un vélo,

    2.  Quelques bidons en plastique,

    3.  Une branche et des cordes pour attacher les bidons au vélo,

    4.  Une bonne dose de courage et la force d’aller puiser l’eau du lac Kivu,

    5.  Et enfin une bonne campagne marketing pour revendre l’eau ainsi récoltée à la population des quartiers privés d’eau.

    C’est depuis l’éruption volcanique de 2002 que l’eau ne coule plus des robinets de certains quartiers. La Regideso ne dessert plus que des quartiers jugés « stratégiques ». Conséquence : le nombre de ces cyclistes vendeurs d’eau a galopé dans la ville. J’en croise partout dans les rues de mon quartier.

    Le prix d’un bidon d’eau varie entre 100 et 150 francs congolais. Pour les cyclistes robustes, pouvant transporter plusieurs bidons par jour, le gain est assuré. Ils se retrouvent ainsi tous les jours avec une somme variant entre 2000 et 7500 (environ 3 et 12 dollars américains). Un budget suffisant pour nourrir une famille.

    Dans le registre des difficultés rencontrées par ces jeunes débrouillards, un cycliste m’a laissé entendre que les militaires (marins) qui montent la garde sur les rives du lac Kivu font payer une taxe de 20 francs congolais par bidon d’eau puisé. Pas de quittance en échange, preuve que c’est une taxe totalement illégale.

    Si on peut se réjouir des services rendus par ces vendeurs, il y a aussi lieu de s’interroger sur la qualité de l’eau provenant directement du lac et sur les risques liés aux maladies hydriques. Les vendeurs ont d’autres soucis que de désinfecter leur marchandise. Pour leur part, les consommateurs ne prennent pas toujours les précautions nécessaires pour débarrasser l’eau du lac des microbes qu’elle pourrait contenir.

    (source:congoblog ba-leki)

     

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  • viande bon marché

     

    Goma : viande bon marché

     

     

     

     

    Goma : viande bon marché, attention danger ! 

     

    A Goma, des vendeuses ambulantes ont développé un marché parallèle de viande non contrôlée. Ce commerce illégal fait le bonheur des ménages à revenus modestes, mais pose un sérieux problème de santé publique. Les autorités municipales s’efforcent d’y mettre fin. Sans succès.

    Il est 17 heures à Goma, à l’est de la RD Congo. Chaque jour, à cette heure de la journée, c’est l’animation aux alentours des carrefours Tchukudu et Signers. Des commerçantes, assises à même le sol, proposent aux passants de la viande de bœuf et de porc. Une aubaine pour de nombreux clients, principalement des fonctionnaires, qui font leurs courses après les heures de bureau. Les vendeuses, des Congolaises et des Rwandaises, font des affaires, malgré la qualité douteuse de leurs marchandises.
    "Les prix sont plus abordables que ceux pratiqués par les boucheries. Nous préférons donc nous approvisionner chez elles", déclarent certains clients. "Un kilo de viande de bœuf coûte ici 2,8 $ au lieu de 4 à 5 $ dans les boucheries. Avec 500 ou 1 000 Fc (0,55 ou 1,10 $) de viande, on a de quoi nourrir nos familles", précise l'un d'entre eux.
    Les commerçantes, qui ont développé cette activité depuis trois ans, n’ont que peu de temps pour écouler leurs marchandises. "Nous ne vendons que l’après-midi, quand les gens commencent à rentrer à la maison", explique l'une d'entre elles, qui passe la moitié de sa journée à guetter les clients. Une de ces voisines renchérit : "Le matin, nous allons nous approvisionner au marché central de Gisenyi au Rwanda. Vendre ensuite ici en fin de journée nous évite de payer les taxes municipales".

     

    viande bon marché

     



    Commerce illégal et dangereux 


    Pour la plupart de ces vendeuses, peu importe la qualité de la viande. Cette dernière est ainsi présentée à même le sol, sans aucun respect des règles d’hygiène... Leur priorité est de vendre, afin de nourrir leurs familles. "Je ne comprends pas pourquoi le service d’hygiène nous poursuit… Nous fournissons de la viande à des familles qui n’ont pas les moyens ou à des ménagères qui n’ont pas le temps d’aller au marché", s’étonne une marchande.
    Les autorités municipales s’efforcent en effet de lutter contre ce marché parallèle. Des policiers ont été mobilisés pour poursuivre et arrêter les vendeuses ou confisquer leurs marchandises. Sans grand succès pour le moment... Le chef du service d’hygiène de Goma déplore leur entêtement. Selon lui, ce commerce de viande non contrôlée pose un vrai problème de santé publique. Il n’est pas le seul à s’en inquiéter. "Chez moi, il est hors de question de consommer cette viande vendue dans la rue à des heures tardives", déclare Buroko Korogole, un notable de la ville, qui assure que depuis trois ans, il n’y a aucun contrôle vétérinaire sur la viande en provenance de la ville voisine de Gisenyi.
    Les bouchers reconnus et les restaurateurs tirent, eux aussi, la sonnette d'alarme. "Nos clients sont très vigilants et très exigeants sur la qualité de la viande que nous leur servons. Rien qu’au goût, ils peuvent faire la différence entre celle provenant des boucheries et celle vendue par les commerçantes ambulantes", témoigne Fiston Kasé, gérant d’un restaurant.
    Selon Célestin Ndahayo, enseignant de santé publique à l’Université du Kivu, le respect des normes d’hygiène, de conservation et de vente, représente un minimum pour garantir la santé des populations. Il comprend l’opportunité de ce commerce illégal pour les familles à bas revenus, mais estime que les autorités provinciales doivent tout faire pour assurer un meilleur contrôle du marché de la viande.

    Cosmas Mungazi

    Source:Syfia Grands Lacs 

     

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  • Prison de Goma

     

    Prison de Goma

     

    Prison centrale de Goma: les détenus se nourrissent des épluchures des pommes de terre 

     

    Les conditions de détention au sein de la prison centrale de Munzenze à Goma sont plus qu’exécrables, ont indiqué des témoins, ce samedi 17 décembre. Entassés dans la cour centrale de cette maison pénitentiaire, certains détenus tentent d’apaiser leur faim, en se nourrissant des écorces de haricot décortiqué ou des épluchures des pommes de terre qu’ils négocient auprès d’autres détenus nantis, en contrepartie de certains services.

    Le pasteur à l’église 5ème Celpa Salem, Balola Bisimwa, qui a assisté à cette scène, se dit très indigné:

    «Les prisonniers sont mal traités là-bas. Ils se nourrissent des écorces de haricot. J’ai vu qu’ils étaient bien entassés comme des fourmis (…) Comme toutes les cellules de la prison sont occupées, on laisse les autres détenus dehors comme des chèvres. Qu’il pleuve ou qu’il neige, ils sont là-bas

    La promiscuité constitue l’une des causes des maladies dans cette maison carcérale. Plus de cinq cents de neuf cents détenus étaient malades, en décembre 2010, selon des sources médicales locales.

    A ce jour, la prison centrale de Munzenze compte plus de mille détenus; alors qu’elle ne dispose que d’une capacité de cent cinquante personnes. Radio Okapi n’est pas parvenue à joindre le chef de division de la justice pour avoir sa réaction, à ce sujet.

    Le désengorgement des maisons carcérales du Nord-Kivu, décidé par les autorités politico-judiciaires provinciales, avait conduit à la libération, en décembre 2010 à Beni et Goma, de plus d’une centaine de personnes détenues pour des infractions bénignes.

    Cette mesure constituait un cadeau de fin d’année offert à quelques détenus, avait souligné le chef de division de Justice et Garde des sceaux, Lydie Masika.

    Source : radiooakpi 

     

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