• Black Fashion Week

     

    Black Fashion Week : la mode africaine défile à Paris

    Alors que Paris vient de clore le bal des fashion weeks, un autre calendrier de la mode commence : celui de la scène africaine. De Johannesburg à Dakar, en passant par Lagos ou Accra, de jeunes talents émergent un peu partout en Afrique. Pour exporter ces stylistes prometteurs, la créatrice Adama Ndiaye a créé il y a quatre ans un événement itinérant : la Black Fashion Week. Elle s’arrête ce week-end à Paris. Interview.

     

    Black Fashion Week

    Lefigaro.fr/madame.- Pourquoi avoir créé une fashion week spécialement black ?


    Adama Ndiaye.- Il y a 12 ans j'ai créé la Dakar Fashion Week, c’était la première du genre sur le continent africain. Puis j'ai eu envie d’organiser une fashion week itinérante pour promouvoir les créateurs afro-caribéens mais aussi tous ceux qui s’inspirent de la culture noire dans leur travail. Certains rejettent le mot black, comme une forme de ghettoïsation. Pour moi, il ne fait pas référence à une couleur de peau mais à une culture. Il y a par exemple des tas de musiciens blancs qui se revendiquent de la « black music » ça ne choque personne. Dans la musique c’est acceptable, pourquoi ça ne l’est pas dans la mode ? A Paris, ce mot ne passe pas. Il est considéré comme clivant et communautaire, notamment par les sponsors qui me suggèrent de changer le nom de l'événement. Mais je tiens bon car malgré les critiques, la Black Fashion Week parisienne est un succès auprès du public.


    À quoi ressemble la mode africaine en ce moment ? Qu'est ce la la tendance « afropolitaine » ?

    En Afrique, il y a deux visions de la mode : la francophone et l'anglophone. Les stylistes francophones travaillent beaucoup les tissus traditionnels qu'ils essaient de moderniser pour une clientèle locale. Les anglophones développent une mode plus « afropolitaine ». Cette tendance correspond à une mode très contemporaine dans les coupes et l'approche avec un soupçon d'africanité, soit sur la forme ou le tissu. Mais cela reste toujours très subtil, tout est dans la suggestion. Le total look afro n'est plus de mise cette saison. En Afrique du Sud par exemple, la jeune génération de créateurs s'éloigne des codes postcolonialistes de la mode africaine. Les stylistes d'origine africaine qui ont grandi en Europe ou aux Etats-Unis sont à la pointe de la tendance "afropolitaine". Je pense notamment à Mimi Plange et à Duro Olowu en Angleterre qui ont eu l'honneur d'être portés par Michelle Obama.


    Pourquoi les pays africains francophones sont-ils à la traîne de cette tendance « afropolitaine » ?

    Le problème avec les francophones c’est qu’ils n’ont pas encore la culture de l’image et de la communication. Certains n’ont pas de site internet juste une page Facebook personnelle. Les francophones font une mode instinctive très créative et les anglophones créent une mode plus actuelle, plus facile à porter, plus commerciale. Ils ont compris tous les rouages de l’industrie de la mode. D’ailleurs les gouvernements des pays anglophones soutiennent et financent les créateurs. Dans les pays francophones, ça ne fait pas partie des priorités. Les quatre créateurs sud-africains qui défileront à Paris cette année sont entièrement pris en charge par leur gouvernement. Au Nigéria, ce sont surtout des fonds privés qui investissent. La plus grosse banque du pays a mis un million de dollars dans la Fashion Week nigérienne.

    Les collections sont-elles fabriquées localement, peuvent-elles participer au développement de certains pays ?

    Les créateurs essaient de produire localement mais quand la production devient plus importante ils font fabriquer en Chine, en Turquie, en Inde ou ailleurs. Moi j’ai la chance d’arriver à tout fabriquer au Sénégal parce que je ne produis pas plus de 200 pièces par modèle. C’est un choix car je veux faire travailler les artisans sénégalais. Mais je suis sûre que le développement de l’Afrique passera nécessairement par la culture. Au Sénégal, on a le tourisme et la culture, nous n’avons pas de richesses naturelles comme certains de nos voisins. Il faut que nos gouvernements soutiennent la création culturelle dont la mode. On ne demande pas forcément d’argent mais des garanties gouvernementales pour trouver ensuite des financements privés.


    Des fashion weeks se créent chaque année en Afrique, qu’en pensez-vous ?

    C’est une très bonne chose même si elles n’ont pas encore toutes le même niveau d’exigence. Si cela permet de faire découvrir un ou deux créateurs c’est déjà beaucoup. La créativité existe dans tous les pays du continent mais elle manque de structures et elle ne circule pas assez d’un pays à l’autre. C’est pour cette raison que j’invite autant de créateurs francophones que d’anglophones à participer à la Black Fashion Week. L’art nourrit l’art, on a besoin de se rencontrer pour échanger et progresser ensemble.


    Source : lefigaro.fr (Par Stéphanie O'Brien)

     

    Black Fashion Week

     

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  • la mode africaine au

    fashion week de Dakar 

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    fashion week de Dakar

     

    source:le figaro.fr


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  • mode:Noella Coursaris

     

     

     

    NOELLA MUSUNKA COURSARIS 

     

    Née à Lubumbashi le 25 décembre 1982, c'est naturellement que ses parents la prénomment Noëlla pour célébrer la naissance du petit enfant. 

    Le sort frappe la petite fille unique qui perd son papa à l'âge de 5 ans. C'est dans ces circonstances qu'elle rejoint sa tante paternelle en Belgique pour y vivre quelques années entourées de ses cousins et cousines. 

    Quelques années plus tard Noëlla s’établira en Suisse chez une de ses tantes où elle obtiendra son diplôme de comptabilité dans une Haute Ecole de Commerce. 

    Désirant perfectionner son anglais, la jeune fille déménage à nouveau mais pour l'Angleterre, et c'est dans la capitale londonienne que sa carrière de mannequin va commencer. 

    En 2004, elle participe à un grand concours organisé par la marque de lingerie Agent Provocateur (enseigne personnelle de Sherry Blair épouse de Tony Blair, ex-1er ministre anglais) et remporte le prix parmi plus de 15.000 concurrentes. 

    Aujourd'hui la jeune fille continue son sillon tantôt à Paris, Rome, Londres ou New York ou elle travaille avec des agences telles que Model Group Mgt, Oxygen Models, Id Model Mgtou encore Up Models. Elle apparait aussi dans des Music Video clip d’artistes comme Craig David ou Nelly… Elle a également fait la couverture de plusieurs magazines dont Mimi, Essence, GQ, Vixen, Black Beauty, Black Hair et Hot Hair 

    En 2007, Noëlla crée une fondation “The George Malaika Foundation” (GMF), nom donné à son défunt père. Cette fondation a pour but de donner des opportunités dans le domaine de l’éducation aux jeunes filles Congolaises. 

    Actuellement, la fondation est en train de terminer la construction d’une école dans le village de Jakebuka (voir photos dans ‘Actu en images’). La fin des travaux est prévue pour fin février 2011. La fondation s’occupe aussi d’un groupe de jeunes filles abandonnées et prévoit de leur construire un orphelinat. 

     

    mode:Noella Coursaris

     

     

    CNN a suivi Noëlla lors de son dernier voyage en RDC (voir reportage dans ‘Inzo Trottoir’). A côté de cela, notre Top Model essaie, d’une part, de convaincre d’autres associations de venir travailler au Congo, et d’autre part, d’attirer des étudiants et professeurs étrangers afin d’aider à changer le système éducatif en RDC… 

    Source :inzocongo 

    mode:Noella Coursaris

     

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