• Ituri : la société civile déplore les conditions de détention à Mongbwalu

     

    Un prévenu est décédé la nuit de dimanche à lundi 12 novembre dernier dans un cachot de Mongbwalu dépendant du parquet de Djugu. Dans deux documents dont un communiqué de presse publié mercredi, la société civile dénonce des détentions irrégulières, des amendes exorbitantes allant de 500 à 6 000 dollars américains qu’impose le parquet aux personnes détenues. Exaspérée, la société civile demande au Parquet civil de Djugu de quitter cette cité minière dans les trois jours.

    Selon le président de la société civile de Mongbwalu, Denis Anamalisi Masiko, plus de 100 détenus sont enfermés dans une petite cellule de 3 mètres sur 6 dans des conditions précaires. Ce qui serait à la base des décès de plusieurs détenus, selon lui. La société civile en a dénombré déjà 18 depuis le début de l’année. Ces détenus « manquent de nourriture, de soins médicaux, d’eau potable et de place pour dormir », a déploré Denis Anamalisi Masiko.

    De son côté, le procureur du Parquet secondaire de Djugu reconnait qu’il n’y a pas de prison appropriée dans sa juridiction. Mais il rejette plusieurs accusations de la Société civile. Il affirme par exemple que toutes les détentions qu’opère le parquet sont régulières, sauf que ce dernier utilise une pièce dans le bâtiment de la police pour servir de lieu de détention. Il a en outre promis d’envoyer une équipe de la cellule de son bureau à Mongbwalu ce mercredi pour vérifier les allégations de la société civile

    Source :radiookapi

     


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    Jackson Mbeke décoré du Prix Virginia McKenna pour la protection des gorilles

     

     

    Le directeur du sanctuaire de protection des gorilles de Kasugho au Nord-Kivu est gagnant du sixième prix Virginia McKenna pour la conservation 2018.

    Kasugho est à environ 40 km du chef-lieu du territoire de Lubero.

    Jackson Kabuyaya Mbeke gère ce centre d’éducation, de conservation et de réhabilitation des gorilles (GRACE) depuis 2009(voir ci-dessous).

    Ce prix d’une valeur de 15 000 livres sterlings, soit environ 19 000 dollars américains, lui est décerné par l’ONG britannique Born Free Foundation. Jackson Kabuyaya est couronné en reconnaissance de son sacrifice enduré pour la protection des gorilles, en dépit des conditions d’insécurité dans cette zone qui a été occupée les deux dernières années par les groupes armés.

    Malgré le fait que la quasi-totalité d’habitants de Kasugho venait de se déplacer du village, les trente-trois agents de GRACE, eux, sont restés pour protéger les espèces animales.

    Le sanctuaire de Kasugho, installé dans les zones riveraines de la Réserve des gorilles de Tayna, héberge actuellement quatorze orphelins des gorilles de plaine de l’Est. Une espèce menacée qui ne compte actuellement que 3 800 individus dans le monde. 

    Source :radiookapi

     

     

     

    Le Projet « Gorilla Rehabilitation and Conservation Education Center » sauve des bébés-gorilles

    Le projet GRACE a déjà aménagé un site très attrayant à KASUGHO-KATOYO dans le Sud-Ouest du territoire de Lubero. Ce site prend de plus en plus de la forme et sa renommée s’étend sur tous les continents.

    Depuis l’existence dudit site, les responsables ont su récupérer quelques bébés gorilles qui composent une communauté de 14 membres dont le plus âgé a 10 ans. Ces bébés gorilles sont récupérés  des mains des braconniers et d’autres trafiquants, a expliqué  KABUYAYA, l’un de manager au sein de ce sanctuaire des gorilles. C’était  au cours d’une visite guidée que notre reporter a effectuée la semaine dernière au site de KASUGHO-KATOYO aménagé dans le cadre du projet GRACE.

    Ce projet profite  d’abord aux étudiants en biologie à l’UCNDK qui y trouvent un bon centre de recherche. Ensuite, il procure de l’intérêt communautaire à la population locale qui constitue la main d’œuvre.

    Le projet GRACE est une initiative de la population locale de Kasugho appuyée par la notabilité locale et certaines ONG internationales intervenant dans le secteur de l’environnement et la conservation de la nature.

    Pour le directeur de ce centre de réhabilitation des Gorilles, l’un des objectifs poursuivis  est la protection des espèces rares.

    Selon lui, ce projet travaille en synergie avec d’autres partenaires à part l’université de KASUGHU.

    Rappelons que ce site compte plus de 150 espèces végétales et offre un très beau cadre de découverte aux touristes et aux amoureux de la nature, particulièrement ceux qui apprécient les Gorilles de l’Est de la RDC.

     

    Source :radiomotofm.info

     

     

     

     

     


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  • PRIX NOBEL DE LA PAIX

     

    RDC : le prix Nobel de la paix 2018 attribué à Denis Mukwege

     

    Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au médecin congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe État islamique, « pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre ».

    L’un gynécologue, l’autre victime, Denis Mukwege et Nadia Murad incarnent tous deux la lutte contre les violences faites aux femmes dans le monde.

    Àgé de 63 ans, Denis Mukwege, natif de Bukavu, dans l’est de la RDC, et fils d’un pasteur protestant, est l’une des figures les plus emblématiques de la société civile de son pays. S’il a démarré ses études à Kinshasa, c’est au Burundi qu’il a suivi ses études de médecine, avant de se former en France. Au début des années 1990, il décide de revenir exercer dans le Sud-Kivu, à l’hôpital de Lemera, dont il devient médecin-directeur. En 1996, alors que la guerre débute, ses patients sont systématiquement massacrés et l’hôpital détruit.

    Après un exil au Kenya, il revient de nouveau en RDC, à Bukavu, où il fonde l’hôpital de Panzi, avec l’aide financière de la Suède. Le combat qu’il mène depuis plus de vingt ans contre les violences sexuelles et le viol utilisé comme arme de guerre par les groupes armés qui déchirent l’est de la RDC, a fait de lui l’une des figures emblématiques de la société civile congolaise. Le gynécologue devient « l’homme qui répare les femmes », titre d’un ouvrage que la journaliste belge Collette Braeckman lui consacre en 2012.

     Il porte son combat dans les instances internationales, et n’hésite pas à pointer la responsabilité des autorités congolaises dans la situation sécuritaire dont les femmes sont les premières victimes. Lorsqu’il prononce pour la première fois un discours aux Nations unies, en 2006, il lance : « Invité à m’exprimer devant l’Assemblée générale des Nations unies, je constate que tous les ambassadeurs sont présents, sauf un : le représentant de mon pays ».

    Lauréat de plusieurs distinctions internationales, dont le prix Sakharov en 2014, Denis Mukwege utilise également son aura internationale pour faire écho à la situation politique de la RDC. En juillet dernier, il appelait ainsi les Congolais « à lutter pacifiquement » contre le régime du président Joseph Kabila plutôt que de miser sur les élections prévues le 23 décembre « dont on sait d’avance qu’elles seront falsifiées ».

    Source : Jeune Afrique avec AFP

     


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  • CENTRALE HYDROELECTRIQUE ZONGO II

     CENTRALE HYDROELECTRIQUE ZONGO II

     

    RDC : Joseph Kabila inaugure la centrale hydroélectrique Zongo II


    Le président Joseph Kabila a inauguré ce vendredi 22 juin la Centrale hydroélectrique Zongo II. Cette centrale était en construction par l’entreprise chinoise Sino Hydro.

    La centrale Zongo II est constituée de trois machines dont chacune est en mesure de produire 50 MW. Elle possède, selon son constructeur, une puissance de plus de 150 mégawatts.

    CENTRALE HYDROELECTRIQUE ZONGO II

     

    Le coût total des travaux est évalué à 360.000.000 USD. Le constructeur ajoute que cette centrale va améliorer la desserte en électricité sur toute l’étendue de la RDC parce qu’elle sera connectée au barrage d’Inga.

    Démarrés en 2012 peu avant la pose de la première pierre le 16 mars par le Président de la République, les travaux de Zongo II devaient se terminer en décembre 2015.

    Les travaux ont pris fin en 2017. Puis Syno Hydro et la SNEL ont entrepris les essais.

    La localité de Zongo abrite un autre barrage hydroélectrique, Zongo I. D’une capacité plus faible que la centrale qui vient d’être inaugurée, il connaît d’énormes difficultés de fonctionnement.

     

    Source : radiookapi.net 

     

    CENTRALE HYDROELECTRIQUE ZONGO II

     


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  • CHAUVE SOURIS

     

    Le marché de Kisangani inondé de chauve-souris, un des réservoirs d’Ebola


     
    Des chauves-souris se vendent en grande quantité ces derniers jours au marché central de Kisangani, ont constaté des reporters de Radio Okapi dimanche 24 juin. L’abondance de ces petits vertébrés, constituant l’un des réservoirs du virus Ebola, inquiète cependant certaines personnes averties en cette période où cette épidémie a été déclarée dans la province voisine de l’Equateur.
     
    C’est souvent entre 16h00 et 17h00, heures de fermeture du grand marché de Kisangani, que les vendeuses et vendeurs des chauves-souris débarquent avec leurs marchandises. La plupart d’entre eux n’ont aucune information sur la maladie à virus Ebola. Ils étalent ces petites bêtes éventrées, les viscères exposés, en attente des clients. L’une des vendeuses explique pourquoi elle a choisi de commercialiser les chauves-souris :
     
    « Il y a très longtemps que je les vends. C’est un commerce qui m’a séduit ! J’ai beaucoup de clients, ils savent que c’est une viande délicieuse. Au fait, c’est un problème de choix : ceux qui aiment cette viande viennent en acheter et ceux qui ne l’aiment pas ne l’achètent pas ».
     
    Certains consommateurs d’une part apprécient les chauves-souris, en dépit d’une éventuelle contamination des maladies. « Je préfère les chauve-souris puis qu’elles sont délicieuses. On est habitué de les consommer. J’aime ça puisque c’est encore frais. Nous en empêcher de force, je crois que c’est difficile ! », a déclaré un acheteur, avant de poursuivre :
     
    « C’est ma nourriture de tous les jours. Je ne peux pas craindre la maladie, au moment où j’ai faim. Je les consomme depuis ma jeunesse jusqu’à cet âge ».

     

    Cependant, d’autres personnes trouvées sur place estiment qu’il faut éviter la consommation de tels animaux vecteurs des maladies contagieuses.
     
    « Je ne peux jamais les acheter, au moment où on informe qu’il y a une épidémie. Nous devons nous protéger. Il y a des nourritures qui causent des maladies. Si les médecins vous interdisent de toucher aux chauve-souris, il faut le respecter. Il y aura un moment où le danger sera écarté, ceux qui les consomment pourront alors les acheter », a affirmé un passant.
     
    Pour les médecins, la manipulation de ces animaux morts dont l’origine est incertaine constitue un risque de contamination. Dr Robert Mulunda, chef du sous bureau de l’OMS dans l’ex-Province Orientale, appelle à la sensibilisation des personnes :
     

    La Tshopo n’est pas touchée par l’épidémie de la fièvre à virus Ebola. Mais, elle a été identifiée comme une province à risque, en raison de sa proximité avec la province de l’Equateur où la maladie a été déclarée. 

     

    Source : radiookapi.net 

     


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