• PAS BÊTES.......

     

    Comment les éléphants se sont adaptés pour fuir les braconniers

     

     

    Les mammifères ont modifié leur comportement biologique pour échapper à la menace des chasseurs, selon une étude publiée ce mercredi.

    Des éléphants observés de nuit. La scène, a priori inhabituelle en raison du caractère diurne de ces animaux, est pourtant de plus en plus d'actualités. Les éléphants d'Afrique ont en effet appris, au fil du temps, à se déplacer et à se nourrir la nuit, pour mieux se cacher le jour et échapper ainsi aux braconniers dans les zones où ceux-ci sévissent particulièrement, révèle une étude publiée ce mercredi.

    L'an dernier, ce type de comportement avait pu être observé sur un spécimen baptisé Morgan, équipé d'un collier GPS, qui s'était mis en tête de traverser une région très risquée, souligne l'organisation de protection des animaux Save The Elephants et l'Université de Twente, aux Pays-Bas. Ce mâle solitaire avait quitté la région côtière du sud-est du Kenya pour aller jusqu'en Somalie. Pour traverser cette zone très périlleuse pour les éléphants, il avait adopté une stratégie de survie en marchant essentiellement la nuit et en se dissimulant au milieu des arbustes le jour.

    Pour étudier la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire, les scientifiques de Save The Elephants ont établi un ratio permettant de mesurer l'activité de l'animal la nuit par rapport à celle de jour. «Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne», expliquent-ils dans leur étude publiée dans Ecological Indicators.

     

    Un changement de comportement à risques

    L'équipe, menée par le chercheur Festus Ihwagi, doctorant à l'Université de Twente, s'est appuyée sur des données recueillies sur des éléphants équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le nord du Kenya. Plus précisément, l'équipe s'est intéressée à 28 femelles et 32 mâles. Elle s'est focalisée sur deux périodes. Pendant la première, de 2002 à 2009, le niveau de braconnage était modéré. Dans la seconde, de 2010 à 2012, il était particulièrement élevé dans le nord du Kenya.

     

    «Cette étude montre la capacité de l'éléphant (...) à adapter son comportement pour sa sécurité»

     

    Normalement les éléphants se reposent la nuit et sont plus actifs le jour. Mais là, les chercheurs ont constaté que «les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour lorsque le niveau de braconnage était élevé», comme en 2010-2012, souligne l'étude. Et cette attitude était encore plus marquée chez les femelles que chez les mâles. Entourées d'éléphanteaux, elles sont souvent plus prudentes, soulignent les chercheurs. «Cette étude montre la capacité de l'éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité», souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l'étude.

    Mais ces changements sont susceptibles «d'avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, se reproduire et survivre qu'on ne connaît pas pour le moment», ajoute-t-il. «Pour les éléphanteaux, le risque d'être attrapés par des lions ou des hyènes la nuit pourrait être plus grand», indique Festus Ihwagi. «Et pour les éléphants adultes, cela implique une altération de leur vie sociale» et cela peut avoir un impact sur leur activité sexuelle, ajoute-t-il.

    Les chercheurs suggèrent d'utiliser leur ratio «comme un indicateur du niveau de braconnage quasiment en temps réel». Environ 30.000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d'ivoire, à destination principalement de la Chine et de l'Asie du Sud-Est.

     

    Source : Le figaro.fr


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  • MENACE DE DISPARITION

     

    Disparition annoncée d'un léopard en Afrique du Sud

     

    Si le léopard est un prédateur qui tue les animaux pour se nourrir, il est aussi menacé par un autre prédateur : l’homme. Une espèce vivant en Afrique du Sud va peut-être disparaître d’ici 2020 si rien n’est fait pour le protéger.

    Le déclin rapide du léopard du Soutpansberg 

    L’Afrique du Sud est connue pour ses parcs animaliers et compte plus de 200 réserves. Il est possible d’y observer un nombre important d’espèces animales, notamment les félins comme la panthère, le guépard ou le lion. Pourtant, le pays est touché par la disparition de ses léopards vivant dans le massif de Soutpansberg. Cette chaîne montagneuse située au Nord appartient à une réserve de biosphère et est reconnue par l’UNESCO comme étant une zone conciliant biodiversité et développement durable

    Pourtant, depuis 2008, le nombre des léopards de cette région a très fortement chuté (66 %) et il se pourrait bien qu’à cette allure, ils disparaissent d’ici 2020. Une étude publiée le 19 avril 2017 dans la Royal Society Open Science analyse les raisons expliquant pourquoi le nombre de ces félins est passé de 630 individus à 250 en 8 ans.

    Des léopards en danger critique d’extinction

    L’origine de ce rapide déclin est attribué à l’homme. « Nos données indiquent que l'activité humaine illégale pourrait être la principale cause de la mortalité des léopards dans la zone d'étude », affirment les scientifiques. Il s’agit souvent de représailles de la part des éleveurs qui défendent leur bétail. C’est cette extermination massive au moyen de pièges, d’armes à feu ou de poison qui entraînerait des baisses abruptes dans la population du léopard.

    Mais les léopards ne sont pas seulement tués en raison de la menace qu'ils représentent pour les élevages. Ils sont également chassés car leurs trophées sont très recherchés. Aujourd’hui, plusieurs sous-espèces de léopards sont considérées comme étant en danger ou en danger critique d’extinction (le léopard d'Arabie, le léopard de Java, le léopard de Ceylan et le léopard de Perse...). Le léopard du massif du Soutpansberg va-t-il bientôt venir s’ajouter à la liste ? 

     

    Source : meteocity


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