• histoire cochonne!!!

     

     

     

    La cité des cochons  



    A Kipushi, un petit nombre des agents de la Gécamines mis en retraite se sont tourné vers

    l’agriculture,. Mais la grande majorité a investi dans l’élevage des cochons. 675 éleveurs

    possèdent ainsi près de ( 35 mille) têtes de bétail (mâles, femelles et pourceaux). Craignant les

    vols des bétails très fréquents dans les fermes, ils ont préféré construire des enclos d’élevage

    dans des parcelles et villas rachetées à leur ancien employeur. Ainsi, sept parcelles sur dix ont

    de petites porcheries entourées de fils barbelés. Quatre-vingts pour cent des cochons élevés

    restent dans ces enclos. Les autres sont dans la rue. Mais à 18 heures, chaque éleveur lâche

    ses bêtes, qui se mettent à courir dans tous les sens. La pagaille est alors totale… Profitant de

    ce moment de liberté, les animaux se répandent dans Kipushi. Certains vont vers les champs et

    la rivière tout proches, d’autres prennent d’assaut une grande poubelle installée dans un espace

    vert, ou se dirigent vers le marché… Les animaux en divagation font des dégâts partout,

    notamment chez les agriculteurs. Les plaintes ne manquent pas. Les bêtes rentrent

    généralement tard la nuit dans leurs enclos. D’autres s’égarent parfois. Le lendemain, leurs

    propriétaires se lancent à leur recherche et ont de la peine à les retrouver parmi d’autres. Un

    cochon rapporte 30 à 50 $. De quoi payer les frais en trois tranches d’une année à l’Université.

    «C’est notre seule source de revenus. Si jamais ils tuaient mes cochons, je vais les

    ensorceler», dit un éleveur.

    (source :mediacongo . net)


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  • Kipushi : Divagation des animaux

     

     

    Kipushi : Divagation des animaux, un danger public en croissance


    Située au sud-ouest de la ville de Lubumbashi, Kipushi est une localité proche de la frontière avec la Zambie. L’élevage est parmi les principales activités de la population qui cherche à faire face a son quotidien. Les éleveurs qui n’ont pas assez de moyens pour l’encadrement de leur bétail, laissent les animaux en liberté dans toute la cité. Chèvres, poules, porcs et autres animaux se disputent ainsi les ruelles de la cité avec les passants.
    « C’est l’unique activité qui garantit la survie quotidienne de toute ma famille. N’ayant pas de quoi les nourrir, je laisse mes chèvres libres dans la journée. Elles se débrouillent pour se nourrir et le soir elles reviennent dans la parcelle », confie Monsieur Mwanza, dit Postolo, propriétaire d’une vingtaine de chèvres au quartier OUA.
    Cette situation s’accentue au niveau de la frontière avec la Zambie où les animaux en divagation traversent la frontière pour aller brouter du côté zambien. Les agents de santé qui œuvrent dans ce secteur, parlent d’un danger qui n’est pas à négliger pour la santé des habitants. Les bêtes peuvent en effet contracter des maladies de l’autre côté et contaminer ensuite les humains.
    « Etant en contact permanent avec l’homme, ces animaux qui trainent n’importe où sont trop dangereux et peuvent être à la base de graves maladies comme la rage, la gale et bien d’autres », alerte le Docteur John Kadima, inspecteur sanitaire à Kipushi. Outre les maladies, les animaux en divagation sont également à la base de plusieurs accidents de circulation.
    La solution face à cette situation passe par un meilleur encadrement des petits éleveurs mais c’est visiblement plus simple à dire qu’à réaliser comme dans bien domaines qui boîtent en république démocratique du Congo.


    (source :congoblog ba-leki)


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