• ENFANTS SORCIERS A KINSHASA

     

    ENFANTS SORCIERS A KINSHASA 

     

     

     Esther, « enfant-sorcier » à Kinshasa

    Les victimes innocentes des sectes évangélistes

                   

    A Kinshasa, de plus en plus d’enfants, accusés de sorcellerie par de proches parents sont renvoyés dans la rue. Le phénomène est encouragé par les églises dites de réveil qui foisonnent dans la capitale congolaise. Rencontre avec Esther, enfant-sorcier qui rêve d’un avenir de lumière.

    Les télé-évangélistes congolais sont formels : les enfants abandonnés, qui errent dans les rues de Kinshasa, vêtus de presque rien, ou avec des guenilles, sont ‘‘possédés’’, ‘‘envoutés’’. Selon les pasteurs propriétaires de ces télés, les gamins rachitiques dont certains ont des malformations physiques, sont malnutris et sales dans les rues des villes du pays portent en eux des ‘‘esprits malfaisants’’. La plupart ont été chassés des toits familiaux par leurs parents, qui les accusent de sorcellerie et d’attirer toutes sortes de malheurs à leurs familles.

    Voués aux gémonies par les sectes évangélistes 

    Dans un pays qui compte plus de 40 chaînes de télévision dont près de la moitié appartiennent aux églises évangélistes (de réveil) et plus de 200 stations de radio, il est difficile qu’un tel message ne passe pas. Une peur irraisonnée de ces enfants s’est alors installée dans l’esprit de la population. Des dizaines de milliers de garçons et de fillettes sont violentés. Beaucoup sont intimidés, privés de nourriture et torturés lors de cérémonies d’exorcisme orchestrées dans des églises de réveil par des pasteurs évangéliques qui exploitent la croyance enracinée dans la population selon laquelle ‘‘le monde invisible existe réellement et qu’il est peuplé d’esprits nuisibles’’.

    Dans les quartiers pauvres de la capitale congolaise où ces sectes naissent comme des champignons à chaque coin de rue, des milliers d’enfants sont ainsi accusés chaque jour de sorcellerie. Charles Bivula, chef de projet pour la protection à Save the Children (une ONG de protection de l’enfance), estime que dans la seule ville de Kinshasa, 80% des gamins des rues sont abandonnés pour cette raison. Selon un rapport du REEJER (Réseau des éducateurs des jeunes et enfants de la rue) publié en mars 2007, 18 000 personnes vivent dans la rue à Kinshasa, dont plus ou moins 13 700 enfants de moins de 18 ans.

    Rencontre avec Esther, 13 ans 

    Esther, 13 ans, est l’une de ces ‘‘enfants sorciers’’. Elle porte un body noir, une minijupe bleue et des baskets de marque Nike usés, « don, dit-elle, d’un photographe blanc » croisé le long de la rivière Kalamu. ‘‘Ce sont mes seuls biens’’, explique l’enfant accompagnée de trois de ses camarades. Après d’infructueuses tentatives d’hébergement dans les différents centres d’accueil de la place, les rues nauséabondes de Matonge, le plus chaud et bruyant quartier de Kinshasa, sont sa résidence depuis qu’elle est partie du toit familial. Son crime : avoir jeté un sort mortel à une de ses demi-sœurs. Mais, avant le décès de celle-ci, le petit frère et la petite sœur de sa marâtre avaient déjà commencé à la maltraiter. ‘‘Ils me laissaient des fois deux jours sans manger, se souvient Esther. Mes deux frères allaient à l’école, mais ils m’empêchaient d’y aller parce que, disaient-ils, j’étais une sorcière. Papa était parti en Angola. Ils ont arrêté de payer l’école pour moi’’. A la mort de sa grand-mère, sa vie s’est transformée en enfer. ‘‘Un jour, ma marâtre s’est sentie mal au retour d’une veillée de prières de deux jours, raconte-t-elle. Elle faisait une crise d’estomac. Ses frères ont dit que je lui ai jeté un mauvais sort. Je ne comprenais rien de tout cela. Je niais mais personne ne voulait m’entendre. Ils ont continué à m’accuser. Un jour, mon petit frère s’est mis à me battre avec un fouet. En voulant m’échapper je me suis cognée contre l’encadrement de la porte et me suis blessée à la tête. Il m’a tirée vers lui et a continué à me frapper. J’ai eu très peur. J’ai réussi à lui échapper et me suis enfuie de la maison’’. Ce jour-là, Esther avait 9 ans. Elle dit s’être réfugiée dans la rue pour ne plus ‘‘être battue’’. Elle ne connaît pas sa mère, ni ne sait rien d’elle. Cependant elle pense que si elle avait vécu avec sa ‘‘vraie mère’’, elle n’en serait pas là aujourd’hui.

    Déloger les démons du corps des enfants… 

    A Kinshasa, la grande majorité des pasteurs évangéliques affirment qu’ils peuvent déloger les démons du corps de ces enfants. Bobo Makoka, la quarantaine révolue, pasteur de l’église Mission évangélique sur la brèche, est présenté par ses fidèles comme ‘‘le guerrier du Seigneur’’. En dix ans de ministère, l’homme dit avoir déjà ‘‘délivré’’ une vingtaine d’enfants ‘‘possédés’’ des griffes des ‘‘esprits malfaisants’’. Ses méthodes d’exorcisme sont relativement douces : il n’a recours ni aux coups ni à la torture, ni même à un jeûne de plusieurs jours, mais soumet les enfants à la ‘‘cure d’âme’’ : ‘‘J’écoute l’enfant et après je procède à la délivrance par des séances de prière’’, explique-t-il. ‘‘J’ai pour cette année 4 cas de petits enfants de 5, 7, 8 et 10 ans dont l’un a déjà trouvé solution, les trois autres sont en cours’’, confie le pasteur. Bobo soutient que le premier enfant avait ‘‘bloqué son père’’ qui ne trouvait pas du travail, mais quand le petit a été ‘‘délivré’’, le père a vite trouvé un emploi.

    Selon lui, les gamins se transforment souvent en animaux la nuit. ‘‘Toi, en quoi t’es-tu changé ?’’, demande-t-il à un des garçons. ‘‘En souris’’, répond-il. ‘‘Et toi ?’’, demande-t-il à un autre, ‘‘en serpent…’’. ‘‘Les enfants sorciers sont inconscients et sans pitié. Quand on leur demande de donner (tuer) leurs parents, ils n’hésitent pas. Voyez les enfants soldats, ils commettent les pires atrocités par rapport aux adultes !’’, explique Prospère Kodjo, adepte d’Ebale Mbonge, une secte célèbre à Kinshasa. L’ONG Save the Children tente, en partenariat avec d’autres ONG locales réunies au sein du REEJER de faire un plaidoyer en faveur de ces gamins maltraités et de les rendre à leurs familles. ‘‘J’ai vu des enfants, entassés les uns sur les autres pendant plusieurs jours sous prétexte de les préparer pour leur délivrance’’, rapporte un éducateur social au REEJER.

    Un jour, peut-être, la télé… 

    Au cours des quatre dernières années, Save the Children a réussi à réunifier à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, environ 8.000 enfants en rupture avec leurs familles. Le hic, c’est qu’une solution est trouvée en aval, mais qu’en même temps en amont, de nouveaux enfants sont déversés chaque jour dans la rue. Le meilleur pour eux est peut-être à venir. La ministre de la Condition féminine et de la famille a présenté un « Code de protection de l’enfant », le 16 juin 2007, à l’occasion de la journée de l’enfant africain. En attendant son adoption, tout ce que veut Esther, c’est aller à l’école pour être plus tard ‘‘comme Chantal Kanyimbo’’, une présentatrice vedette de la RTNC, la radiotélévision publique congolaise.

    Source : the Post par Afrik.com 

     

     

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    INCROYABLE MAIS VRAI !!

    RD Congo : l’abus de fétiches est dangereux pour le football

     Une bousculade provoquée par l’utilisation de fétiches fait treize morts

    Ce n’est un secret pour personne. Les fétiches ont la vie dure en RDC. Si dure, que l’utilisation de fétiches lors d’un match de football à Butembo, ville située à l’est du pays, a provoqué dimanche une bousculade mortelle. Bilan : treize morts et cinquante-quatre blessés. Chronique d’une rencontre sportive qui a mal tourné.

    L’histoire est tragique. Treize personnes sont mortes et cinquante-quatre autres ont été blessées, dimanche, lors d’un match de football au stade de Matokéo de Butembo (est de la RDC) qui opposait deux équipes locales Nyuki et Socozaki. La cause : l’utilisation de fétiches qui aurait provoqué une bousculade mortelle.

    De dangereux fétiches

    C’est à la fin du match que tout a basculé. « L’équipe Socozaki menait la partie. Enervé par la situation et par le fait qu’il n’arrivait pas à marquer un but, l’un des joueurs de Nyuki a aspergé d’eau la ligne de but adverse censée amoindrir le pouvoir des fétiches, responsables présumés de la défaite de l’équipe. Un geste qui n’a pas été du goût du gardien de Socozaki qui a commencé à s’énerver », raconte Jules Ngala, un journaliste de la radio locale Okapi, interrogé par Afrik. « C’est après que tout a dégénéré. Les équipes s’en sont mêlé puis les supporters… », ajoute-t-il. Le match s’est alors transformé en une bagarre générale. Alertée par ces échauffourées, la police s’est rendue sur place. « Tout le monde lançait des pierres. Pour ramener le calme, les forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l’air, ce qui a provoqué la panique dans le stade », explique Caniche Mukongo, reporter à Okapi.

    Bilan de cette bousculade : 13 morts et cinquante-quatre blessés dont l’un est un commandant de l’unité de police, touché au visage par un projectile. La majorité des victimes sont des enfants, surtout des garçons, asphyxiés et piétinés par les autres spectateurs à la sortie du stade. « En RDC, l’utilisation des fétiches est chose courante même pendant les matchs de football. A ce sujet, la Fédération internationale de football (FIFA) et la Fédération congolaise de football association (FECOFA) ont d’ailleurs interdit les fétiches pendant les matchs », précise M. Mukongo. Au vu de l’événement de dimanche, on comprend mieux pourquoi...

     

    source : Afrik.com  Stéphanie Plasse

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  • FAITS DIVERS

     

    Tshopo : une quarantaine d’habitations des présumés sorciers incendiées à Isangi

     

    Au moins quarante habitations appartenant à des personnes accusées de sorcellerie sont incendiées depuis deux semaines dans le groupement de Yaisuli en Territoire d’Isangi. Ce phénomène serait encouragé par certains chefs de villages, dénonce la société civile d’Isangi. Les auteurs de ces incendies ne sont pas encore formellement identifiés.

    Les maisons décimées sont situées dans les localités de Yaisuli et Yatola.

    Leurs propriétaires sont dénoncés par des devins consultés dans la province voisine de la Tshuapa. Les habitants de Yaisuli et Yatola qui consultent ces devins dénonciateurs sont encouragés par leurs chefs des villages, indique le président de la société civile de Yaisuli.

    Ces devins sont généralement consultés pour connaitre « l’auteur mystique » de la mort d’un membre de la communauté, indique la même source.

    « Les victimes de ces incendies se recrutent curieusement parmi les personnes ou les familles relativement nanties du milieu comme les commerçants, les détenteurs des officines pharmaceutiques,…», s’étonne le président de la société civile de Yaisuli.

    L’administrateur assistant du territoire d’Isangi chargé de l’économie et des finances en mission dans la contrée dit avoir réuni mercredi les notables de ces entités pour mettre un terme à « ce phénomène appauvrissant ».

    « Au terme d’une enquête en cours, les récalcitrants seront sévèrement châtiés », a-t-il promis.

     

    Source : radiookapi.net

     

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  • SORCELLERIE ?????

     

    Un oiseau abattu se mue en cadavre humain en RDC

    De nombreux cas de sorcellerie sont rapportés dans la région

    Un cultivateur de Tshilenge, dans la province du Kasaï Oriental, revenant des champs, a abattu un oiseau. Mais il a eu la surprise de voir sa proie se muer en cadavre d’une vieille femme auquel il est difficile d’attribuer un âge. C’est ce qu’a annoncé la station provinciale de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), basée à Mbuji-Mayi, chef-lieu de région de la république Démocratique du Congo.

    Selon la radio, le jeune homme a pris le courage de se présenter auprès du chef de groupement d’une localité proche, à qui il a exposé la situation telle qu’il l’a vécue. Se déclarant incapable de trancher cette affaire, le chef du village a porté l’affaire devant un commissariat de police qui, à son tour, a transféré le cas aux instances supérieures, à Mbuji- Mayi, pour instruction du dossier.La radio ne donne aucune indication sur le sort de la dépouille mortelle de cette vieille femme, ni sur celui du meurtrier "mystique".

    De tels cas "inexplicables" sont fréquents dans cette province où la sorcellerie est exaltée. La presse de Mbuji-Mayi n’a cessé de temps en temps de faire écho d’un enfant en bas âge passé "mystérieusement" d’une ville à une autre ou de la disparition "mystique" de grossesse des femmes, etc...

    Source :afrik.com

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  • Enfant accusé de sorcellerie

     

    Enfant accusé de sorcellerie (Katanga) 

     
     

    Pasteurs : violateurs et défenseurs !

    Accusé de sorcellerie par un pasteur, un jeune garçon est  recueilli par un autre pasteur.

     

    «Quand je serai plus  grand, je fonderai une ONG de défense des Droits des Enfants. Je me battrai pour que d’autres enfants ne vivent  pas le calvaire que moi  j’ai vécu ».C’est ce que nous a déclaré, Fidèle M, un jeune garçon de 17 ans et demi, accusé de sorcellerie.

     

    Calme, un peu taciturne, Fidèle a vécu toute sa vie à Lubumbashi, dans la province du Katanga, chez son papa. Il était très jeune, lorsque ses parents ont divorcé. Son  père s’étant remarié, c’est sa belle-mère qu’il l’a élevé. « Tout  a commencé en 2007,  lorsque mon père est tombé malade », nous raconte-t-il. « Il  a décidé de se tourner vers les pasteurs car la médecine ne le guérissait pas. C’était le début de mon calvaire», nous a révélé Fidèle.

    Après un moment de silence, il se remit à parler. « Lors d’une séance de prière, un pasteur a déclaré à mon père, que moi Fidèle, j’étais sorcier et c’est moi qui le rendait malade dans l’objectif de le tuer ».  Son père, nous a-t-il  expliqué, s’est  décidé à l’envoyer,  seul,  au Monastère de Kishuishi, situé à près de 20 km de Lubumbashi. Mais en cours de route, le bus dans lequel, il voyageait a connu  un accident et tous les passagers sont morts. Seul rescapé de cet accident, il s’en est sorti avec une blessure assez grave à la main. Apprenant cette histoire, son  père confirme que Fidèle est réellement sorcier. Furieux, il le chasse de la maison.

    Fidèle se rend alors  à l’église du pasteur qui avait fait ces révélations à son père. « Je me suis dit : Puisque ce pasteur affirme que je suis  sorcier, peut-être qu’il pourrait prier pour moi », nous a-t-il déclaré. « J’ai vécu trois mois dans cette église mais personne n’a prié pour moi. Et on ne me donnait pas suffisamment à manger. J’avais tout le temps faim ». Révolté, Fidèle se décide à quitter cette église et à aller dans la rue. « Au bout de 2 semaines, je n’en pouvais plus. Il faisait froid et j’avais faim », nous a-t-il dit.   Il décida alors de se rendre à la MONUC pour exposer son problème. Celle-ci le guida vers la Division Provinciale Genre Famille et Enfant. Mme le chef de Division le référa auprès d’une ONG : «Programme Chrétien pour la Promotion des Droits de l’Enfant, PCPDE», structure  dont l’objectif  principal est de promouvoir les Droits de l’Enfant, en s’inspirant notamment de la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Le coordonnateur du PCPDE,  nous raconte comment il a pu gérer le dossier de Fidèle : «Lorsque la Division Genre Famille et Enfant m’a contacté, je me suis rendu sur place pour rencontrer l’enfant, qui m’a raconté son histoire.

    Considérant que l’Eglise ne doit pas rester silencieuse face à cette injustice, au risque d’être taxée de complice, j’ai décidé de m’impliquer personnellement dans cette affaire. Je me suis rendu chez le père de Fidèle afin de  discuter avec lui. Mais celui-ci a refusé de me recevoir. Je me suis alors rendu à l’église pour rencontrer le pasteur qui avait accusé Fidèle de sorcellerie. Le pasteur de cette église a une fois de plus affirmé que Fidèle était sorcier et qu’il s’est enfui de l’église. J’ai alors compris que ce pasteur, au  nom soi-disant de l’Eglise, bafouait et méprisait les droits de l’enfant. Au sein de notre ONG, nous sensibilisons les pasteurs sur le phénomène enfant dit sorcier. Nous leur montrons jusqu’ à quel degré  les pasteurs peuvent être responsable du malheur des enfants ».  Il faut noter qu’en 2007, le Programme Chrétien pour la Promotion des Droits de l’Enfant a réalisé avec l’appui de la section Protection de l’UNICEF, une enquête auprès de 125 responsables des églises de Lubumbashi sur leur perception   du phénomène «enfant dit sorcier». Il s’est avéré que 54,4 % des responsables ecclésiastiques questionnés admettaient l’existence de la sorcellerie chez les  enfants. C’est à l’issue de cette enquête que le PCPDE a initié des activités dans les villes de Lubumbashi, Kananga et Mbuji Mayi en vue de multiplier des initiatives de promotion et de défense des droits de l’enfant,  afin plus précisément de contribuer à la réduction des cas d’enfants dits sorciers. Ces activités ont consisté notamment à sensibiliser les responsables ecclésiastiques à travers l’organisation des colloques inter religieux sur la non accusation des enfants à la sorcellerie ; la formation des sensibilisateurs communautaires ; sensibiliser  les membres des églises, les communautés et les enfants sur le phénomène ; produire et diffuser  des émissions radio télévisées à Lubumbashi sur différents thèmes abordant la protection de l’enfant.

    Le PCPDE travaille  également  en collaboration avec d’autres pasteurs qui acceptent souvent  de recueillir   ces enfants accusés de sorcellerie

    C’est le cas du pasteur R., marié et père de 2 enfants, qui vit avec Fidele depuis près de6mois.

    « Lorsqu’ il est venu habiter chez moi,  Fidèle était difficile et têtu. A travers des enseignements bibliques et beaucoup de patience, j’ai remarqué qu’il a commencé à changer. J’ai fait en sorte qu’il puisse être conscient de sa vie et aujourd’hui, c’est un garçon sage et obéissant. J’ai compris qu’il traversait une crise d’adolescence », nous a déclaré le pasteur R. Il nous a en outre renseignés qu’à son arrivée,  Fidèle avait une vilaine blessure à la main. La blessure étant  grave, il en a parlé au coordonnateur du PCPDE,qui s’est rendu avec lui à l’hôpital. Diagnostic du médecin : Il faut opérer le plus rapidement possible. Le coordonnateur du PCPDE nous explique qu’il s’est rendu chez le père de Fidèle pour lui demander de signer un document autorisant de faire opérer son fils. La réponse du père était  catégorie. Pas question de signer !«J’étais choqué et scandalisé du comportement de ce père vis-à-vis de son fils. Je n’ai pas hésité, j’ai porté plainte contre lui. Le parquet m’a délivré une autorisation et Fidèle a pu être opéré. « Aujourd’hui, j’étudie grâce à une ONG indienne qui paie mes  frais scolaires, je me sens aimé et j’évolue dans une famille qui m’encadre comme son  propre fils.  Je leur serai à jamais reconnaissant », nous a déclaré Fidèle.

    Selon une enquête réalisée à  Lubumbashi, plus de  3155 enfants vivent dans la rue  et  plus de 50 % d’entre eux  sont accusés de sorcellerie.Plusieurs pasteurs sont accusés d’être responsables de ce phénomène.

    Paradoxe ou simplement providence, ce sont aussi des pasteurs qui ont recueilli cet enfant accusé de sorcellerie au sein d’une ONG : le  Programme Chrétien pour la Promotion des Droits de l’Enfant (PCPDE). Dans le cadre de son programme de protection des orphelins et enfants vulnérables, l’UNICEF appuie notamment le PCPDE pour la promotion des droits de l’enfant auprès des Eglises et des communautés, ainsi que pour la prise en charge et à la réinsertion familiale des enfants accusés de sorcellerie.(Sylvie Nzanza)

     

    (Source : unicef.org)

     

     

     

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