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    En RDC, village traditionnel cherche touristes

     

    Les mains souillées de cet argile qui donne à leur sol son ocre si caractéristique, les femmes du village congolais de Makwacha peignent leurs cases de fleurs et papillons aux tracés enfantins. Une tradition locale qui a engendré presque par accident une petite industrie touristique.

    "Pour la couleur, on utilise seulement la terre. On creuse pour trouver le rose", raconte Prospérine Mwelma, 60 ans, pinceau à la main, drapée d'un pagne bleu et jaune vifs.

    Une aventure touristique qui a commencé par hasard

    Dans ce village dépourvu d'électricité situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Lubumbashi, capitale du Haut-Katanga, dans le sud-est de la République Démocratique du Congo, l'aventure touristique a commencé par hasard.

    Le directeur de l'Institut français local y passe un jour pendant ses vacances: il tombe amoureux de ces maisons que les habitantes recouvrent à chaque saison sèche de scènes de leur vie quotidienne, à l'aide de pigments naturels, et décide de les faire connaître au monde.

    Pari réussi: grâce à son soutien, quelques-unes des villageoises sont invitées à Paris en avril 2014 pour peindre et exposer des toiles. Elles en vendent huit pour 60.000 dollars.

    "De nous-mêmes, on n'aurait pas pu le faire", reconnaît le chef du village Jean-Pierre Kabaso, 52 ans, assis devant sa case ornée. "À l'avenir, ça peut bien payer. Il y a d'autres projets qui vont arriver, dont une exposition à Washington", dit-il.

    "Ce sont parfois les touristes internationaux qui font découvrir aux Congolais la beauté qu'il y a chez eux... ce qui est paradoxal", relève Eric Monga, un responsable local de la Fédération des entreprises du Congo (FEC, patronat).

    Touristes chinois

    Dans son bureau de Lubumbashi, Isaac Sumba Maly est plongé dans l'obscurité à cause d'une coupure de courant. Tiré à quatre épingles, ce directeur du seul tour-opérateur de la région prépare sur son ordinateur portable la venue de touristes chinois.

    C'est le directeur de l'institut français qui lui a suggéré de s'intéresser au village de Makwacha et à ses peintures.

    Mais les visiteurs restent encore rares à faire le déplacement. Seule une centaine par an, en provenance surtout de Belgique, France et Chine, viennent admirer les peintures. Car pour se rendre en RDC, il faut de la détermination: obtenir un visa peut relever du parcours du combattant.

    Pour les attirer, le voyagiste a créé un festival de peinture à Makwacha. Il compte aussi se rendre prochainement en Chine pour négocier un contrat avec une société privée qui souhaite envoyer ses employés en vacances à Lubumbashi.

    Pour l'instant, Isaac Sumba Maly rentre à peine dans ses frais. "Le gouvernement ne m'aide pas beaucoup... trop peu", regrette-t-il, résigné.

    Le Congo a une mauvaise image à l'extérieur avec l'insécurité, la guerre

    La crise politique que traverse la RDC depuis plusieurs années, exacerbée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat est échu depuis décembre, le très faible niveau de développement du pays et la persistance de nombreuses milices sur le sol national dissuadent beaucoup d'étrangers de sauter le pas.

    "Le Congo a une mauvaise image à l'extérieur avec l'insécurité, la guerre", déplore Isaac Sumba Maly, vêtu d'un costume impeccable en dépit de la chaleur.

    Pourtant, "le Congo est vaste et, s'il y a la guerre au nord, c'est à des milliers de kilomètres d'ici ! En Israël, il y a des attentats, des bombes. Mais il y a quand même des milliers" de touristes, s'insurge-t-il.

    Malachite

    À quelques kilomètres de là, dans le vieux quartier de Lubumbashi, le crissement assourdissant de scies électriques s'échappe d'un atelier confiné. Des ouvriers y sculptent dans la malachite des statues de rhinocéros et de lions.

    Minéral vert strié très répandu dans les environs, la malachite est un autre pari de l'agence d'Isaac Sumba Maly pour faire fructifier le patrimoine artistique de la région.

    Là encore, ce sont les touristes chinois qui commencent à faire tourner la machine.

    "Ils viennent passer des commandes, des grosses pièces comme des crocodiles de plusieurs mètres qu'ils ramènent en Chine", explique avec fierté Stanis Chansa, sculpteur depuis 45 ans, en s'essuyant les mains sur son tablier.

    Mais l'heure n'est pas encore aux grandes foules.

    Sur le plus grand marché d'art de la province, seules les mouches tournent au-dessus des étals chargés de cendriers, bijoux et échiquiers en malachite.

    "Actuellement vous pouvez rester ici toute une journée sans clients", soupire le vendeur Isaac Kabumbu, 30 ans.

     

    Source : www.rtbf.be

     

     


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  • bonobos presbytes

     

    Les bonobos aussi deviennent presbytes

     

     

    Des chercheurs ont observé un groupe de bonobos: les plus âgés se reculaient pour épouiller leurs congénères. Un signe non équivoque de difficulté à accommoder leur vision.

     

    M. Ten est agacé. Alors qu'il prend soin de M. Jeudi, celui-ci approche son dos, obligeant Ten à rejeter la tête en arrière. Cela lui arrive depuis quelque temps: quand un objet est trop près, il devient flou. M. Ten doit s'y résoudre: à 45 ans, ses yeux ne sont plus aussi bons qu'avant. Il devient presbyte. Être un bonobo ne l'exonère pas des affres de l'âge.

    La découverte a été faite par hasard par une équipe de chercheurs japonais et britanniques, lors d'une observation menée dans une forêt de la République démocratique du Congo. «Un jour, nous observions le plus vieux mâle du groupe en train d'en toiletter un autre», raconte Heungjin Ryu, membre de l'Institut de recherche sur les primates à l'Université de Kyoto et premier auteur de l'article publié dans Current Biology. «Ten devait étendre ses bras, et c'est seulement lorsqu'il avait trouvé quelque chose qu'il s'approchait pour l'enlever avec sa bouche.»

    D'autres que Ten affichaient-ils de tels symptômes de presbytie? Heungjin Ryu et ses collègues ont alors observé le groupe de 14 bonobos sauvages, âgés de 11 à 45 ans. Et en calculant, photos à l'appui, à quelle distance chacun se plaçait pour épouiller ses confrères, les auteurs ont constaté que cette distance «augmentait exponentiellement avec l'âge», chez les cinq membres du groupe âgés de plus de 40 ans. Cette distance avait même nettement augmenté pour l'une des femelles, déjà filmée six ans plus tôt dans le cadre d'autres recherches: à 35 ans, la belle se plaçait à un peu moins de 12 cm de son partenaire; à 41 ans, elle n'était pas loin des 17 cm...

    Accommodation

    Les bonobos présentaient là un signe caractéristique de la presbytie, qui frappe classiquement l'homme aux alentours de la quarantaine. L'accommodation est le mécanisme qui permet à notre œil de modifier la courbure du cristallin, pour faire correctement converger sur la rétine les rayons lumineux renvoyés par l'objet regardé, quelle que soit la distance à laquelle il est placé. Pour voir net un objet placé à 5 mètres, aucune accommodation n'est nécessaire, tandis que pour voir net un objet placé à 10 cm l'œil doit avoir une amplitude d'accommodation de 10 dioptries. Mais avec l'âge, la plasticité du cristallin diminue, donc l'amplitude d'accommodation aussi: si l'enfant dont l'œil est en bonne santé a 14 dioptries en réserve, l'adulte de 40 ans n'en n'a plus que 3 ou 4, ce qui ne lui permet plus de lire confortablement une page placée à 33 cm. Il doit reculer son livre... ou se doter de lunettes. Les chercheurs se sont livrés à un petit calcul, pour estimer le nombre de dioptries dont disposaient les singes: là encore, celui-ci diminuait linéairement, au même rythme que chez l'homme.

    Des preuves «anecdotiques» de difficulté à accommoder la vision de près avaient déjà été décrites chez trois femelles chimpanzées de plus de 40 ans, écrivent les auteurs. Mais personne n'avait été jusqu'à analyser précisément le phénomène, et la vie tumultueuse des chimpanzés, en particulier des mâles, leur permet rarement d'atteindre leurs 40 printemps. Les bonobos, vivant dans une société paisible où règnent amour, cohésion et tolérance, peuvent parvenir à un âge respectable… et aux misères associées. Les auteurs apportent la preuve que lorsqu'on est un primate, pas besoin de passer son temps devant livres et écrans pour voir ses yeux vieillir. En attendant de fournir des lunettes aux bonobos.

     

    Source :lefigaro.fr

     

     


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  • que font les hommes????

     

     


     

     

    Les corvées des femmes en RDC

     

    je vous propose une galerie de photos des corvées de femmes en RDC : aller au champ, ramener l’eau, le bois de chauffe,  les préliminaires à la cuisine, ...

    et quand on dit "femmes" , cela commence très tôt ...

    (Ci-dessous des gamines - avec le bébé de leur maman- dans le mont Mbangu près de Kimpese au Kongo, central)

    que font les hommes????

     

     

    la corvée bois se fait souvent collectivement, comme ici à Dima, près de Bandundu ville

    que font les hommes????

     

    Il y a chaque matin, aller aux champs à pied 

    Chaque soir,  en revenir; chargées ...

    que font les hommes????

     

    La corvée bois se combine souvent avec le transport de boutures de manioc, que l'on reconnait à ses tiges noueuses, en haut de la charge de la femme ci-dessous

    que font les hommes????

     

     

    La corvée eau, est des plus classique pour ne pas dire systématique; jamais on ne voit un garçon transporter de l'eau, rarement un homme (ci-dessous, à Bwamanda)

     

    que font les hommes????

     

    A part l'eau de boisson, il y a l'eau à distribuer aux légumes, dans les périmètres maraichers (ici derrière le quartier bel air, à Lubumbashi)

     

    que font les hommes????

     

    il y a la cuisine, il y a souvent les taches préliminaires ....

     

    que font les hommes????

     

     

    Pour piler le manioc, (ci-dessus); ou pour l'épluchage (ci-dessous)

    que font les hommes????

     

     

    ou encore le rouissage (ci-dessous à Kiri, Mai Ndombe)

    que font les hommes????

     

    Les femmes pilent et tamisent le maïs, quand il n'y a pas de moulin à proximité

     

     

     

    que font les hommes????

    et après la cuisine il y a la vaisselle ou encore la lessive

     

    que font les hommes????

     

    Souvent il faut aller au marché ou attendre l'acheteur pour ses produits agricoles et on attend longtemps (sous le soleil), que les acheteurs (hommes) se présentent

     

    que font les hommes????

     

     

    On comprend pourquoi l'essentiel des tâches rurales restent aux mains des femmes; quand elles ont fini, c'est le temps des enfants ...

    On comprend tout l'intérêt d'appuyer l'alphabétisation fonctionnelle des femmes et surtout tout l'intérêt des organisations féminines  dont les objectifs sont synthétisés par la charte de la Lofepaco ci-dessous

     

    que font les hommes????

     

     

    La Ligue des Organisations des Femmes Paysannes du Congo (LOFEPACO) s’est fixé les objectifs concrets:

    Reconnaitre le rôle de la femme dans l’agriculture, afin qu’elle puisse produire suffisamment pour subvenir aux besoins de sa famille et pour la commercialisation de sa production ;

    Améliorer les possibilités d’épargner et d’investir dans l’augmentation de la capacité de production des femmes ;

    Offrir la possibilité aux femmes d’entreposer leurs marchandises et de les revendre quand les prix sont meilleurs ;

    Assurer un accès à l’éducation civique et juridique pour permettre aux femmes de connaitre et donc de défendre leurs droits ;

    Améliorer les conditions de logement ;

    Intégrer les organisations des femmes paysannes dans les instances de consultation sur les politiques du développement rural ;

    Renforcer les capacités des membres dans les domaines de l’organisation, de la gestion associative et de l’intervention sur terrain ;

    Promouvoir la coopération des membres, échanger les expériences entre les organisations des femmes paysannes au niveau local, national et international ;

    Représenter, défendre et promouvoir les intérêts professionnels, matériels et moraux des organisations des femmes paysannes.

    Le renforcement des capacités, les formations visent à : 

    • Faire des femmes paysannes les vraies responsables capables de diriger leurs organisations
    • Doter les femmes d’un pouvoir compétitif par rapport à leurs collègues hommes dans le cadre de la gestion et du travail
    • Susciter parmi les paysannes des dirigeantes capables de bien soutenir leurs organisations avec des bonnes capacités mobilisatrices autour des actions communes

    Merci pour votre attention,

    Spécialement aux hommes qui ont lu jusqu'au bout ....

     

    Source : Alain huart, Maitre de conférence à l'école nationale d'administration de la RDC collaboration Institut d'Egmont et Agence belge CTB

     


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  • Congo débrouille!!

     

    Échapper aux tracasseries des hommes en uniforme : à chacun sa technique

    Tous les moyens sont bons pour esquiver les tracasseries perpétrées par les policiers de la route (roulages) postés autour des carrefours importants des principales villes congolaises. S’ils ont officiellement pour vocation de réguler le trafic, ces agents en uniforme bleu et jaune se sont transformés en guichets où sont perçues des sommes d’argent inconnues du trésor public. Cette pratique permet aux agents d’arrondir les fins des mois et en échange, ils ferment les yeux sur certaines infractions. Cette pratique qui s’appelle corruption ailleurs a trouvé d’autres noms au Congo : Madesou ya bana, bana ba sumba… Traduction : Les haricots des enfants, de quoi envoyer les enfants à l’école
    Plutôt que de lutter contre ce système, les autorités publiques ont lancé un nouveau moyen d’esquiver les tracasseries. Officiels, dirigeants des grandes entreprises et membres de familles influentes se sont fait établir des vignettes estampillés « laissez-passer »qu’ils placent sur les parebrises de leurs véhicules pour échapper aux ennuis que causent les « agents de l’ordre » sur la route et pour se soustraire de la réglementation routière.
    Ce qui est drôle c’est que ces vignettes ne sont que des vulgaires bouts de papier imprimés que tout le monde peut se procurer assez facilement. Il y en a de toutes les couleurs et à chacun sa recette pour faire le plus officiel possible. Drapeau congolais ou sceaux de différents services publics sont des éléments dissuasifs qui font la qualité d’un bon « laissez-passer ».
    Comme les policiers ne s’approchent généralement pas des véhicules qui arborent un « laissez-passer » de peur de tomber sur un homme influent, les conducteurs qui ont compris s’en font imprimer dans les cybercafés de la ville et arrivent ainsi à éloigner les prédateurs.


    Source :congoblog ba-leki

     


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  • et on se plaint des Baumettes!!!

     

    Kasaï-Oriental : des détenus enfermés dans des épaves de véhicules faute d’espace



    Des ONG de défense des droits de l’homme dénoncent les conditions de détention dans différents cachots de Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental. Selon le groupe Lotus, une de ces ONG, les femmes et enfants détenus à l’inspection provinciale de la police sont enfermés dans des épaves de vieux véhicules, et des hommes dans des containers, sans aucune considération de leurs droits citoyens.
    Les lieux carcéraux de cette ville, en général, sont en piteux état. Et cela varie d’un bureau de police à l’autre.
    Pour Me Emery Mutanda, de l’ONGDH Groupe Lotus, ces conditions de détention sont une « torture morale ».
    «Chose grave, il y a des véhicules saisis par la police et d’autres, en panne, qui se sont transformés en cachot de détention des femmes. Trois à quatre femmes entassées dans un espace pour une personne», a-t-il déploré.
    En plus d’être gardés dans de mauvaises conditions, les détenus sont obligés de monnayer le droit de visite et de payer aux policiers du café et des allumettes, au risque de subir des violences physiques, ajoute Me Mutanda.
    L’activiste des droits de l’homme affirme que ces cachots et plusieurs autres devraient être fermés.
    De son côté, loin de démentir cet état des choses, la police affirme que ce n’est pas à elle de construire des lieux de détention, mais plutôt à l’administration judiciaire.


    Source : radiookapi.net

     


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