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    TIEBELE

    TIEBELE

    TIEBELE

     

    Tiébélé est une commune rurale et le chef-lieu du département de Tiébélé dans la province du Nahouri de la région Centre-Sud au Burkina Faso. Situé à proximité de la frontière avec le Ghana, c'est une localité qui se trouve en pays kasséna.

    Tiébélé est jumelé avec la commune belge de Fernelmont (province de Namur).

    L'économie du village repose sur l'agriculture (mil et riz), l'élevage et la chasse3, mais est aussi marquée par sa localisation près de la frontière avec le Ghana qui entraine des échanges commerciaux.

    De plus, le caractère patrimonial de ce village kasséna favorise les activités touristiques liées à l'artisanat et au commerce.

    Située au pied d’une colline dans un paysage de plaine, la Cour Royale de Tiébélé constitue un témoignage exceptionnel des traditions Kasséna, notamment à travers l’architecture et la décoration de ses habitations. Elle forme un espace circulaire irrégulier d’environ 1,2 ha.

    Chaque année, les maisons sont peintes à la main par les femmes. Ce sont de véritables œuvres d’art.

    Chaque année, vers le mois de mai, juste avant la saison des pluies, les femmes procèdent collectivement à la décoration murale de leur case. Celle dont la maison va être décorée fait appel à d’autres femmes pour l’aider.

    En une seule journée, elles préparent les surfaces murales, fabriquent les différents enduits et peintures, acheminent les matériaux, effectuent les lissages et traitements de surface soit à la main, soit avec d’autres outils spécifiques selon la finition recherchée (galets, balais, plumes).

    Ces travaux, utiles et décoratifs, sont aussi des temps de rencontre entre générations et finalement, de transmission de la culture Kasséna.

    Les femmes décorent les maisons avec des motifs symboliques pour protéger les maisons. Le lézard, par exemple, est un signe de vie. Une nouvelle maison doit recevoir la visite d’un lézard avant que le propriétaire puisse s’y installer.

    Le serpent est le totem des Kasséna. Beaucoup de personnes portent son nom : Adi pour les hommes et Kadi pour les femmes.

    Le crocodile est un animal totem pour certaines familles, il est aussi considéré comme sacré. La légende dit qu’il sauva un des ancêtres Kasséna de la soif.

    Le projet de mise en valeur touristique de Tiébélé a permis d’améliorer l’entretien des abords et des espaces publics, de restaurer les maisons mères et de conserver les savoir-faire détenus notamment par les femmes.

    La cour royale de Tiébélé a été inscrite sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2012. Les « ménages » sont constitués d'un ensemble de cases, en terre façonnée, construites autour d'une maison mère (en forme de huit) où habitent les aïeuls, d'une maison rectangulaire où habite la famille, et de cases individuelles circulaires où vivent les célibataires toutes reliées entre elles par les toits-terrasses ou des passages intérieurs bas. L'ensemble des ménages constituent une « concession ». La construction des cases est faite par les hommes ; les décors des murs – peintures murales (blanc en talc, noir en graphite, réserve sur latérite rouge) géométriques sur des couches d'enduits de latérite et de terre protecteurs contre les pluies – réservés aux femmes

     Sources :positivr.fr et wikipedia

     


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    Le sanctuaire de Maryam Dengelat ouvert après cinq siècles

     

     

     L’une des plus importantes églises rupestres coptes d’Éthiopie, située dans la région du Tigré, perchée sur un rebord à 35 mètres du sol et rendue inaccessible par l’effondrement partiel de la paroi rocheuse, a été rouverte grâce à l’intervention des alpinistes en pleine nature, Elizabeth Galli et Giorgio Mallucci, qui ont gravi la falaise en mars dernier, non sans peine, pour rouvrir la porte du sanctuaire après cinq siècles de silence.

     

    Les deux instructeurs se sont portés volontaires en Éthiopie pendant des années pour apprendre aux guides locaux à guider les touristes en toute sécurité pour visiter les églises rupestres nichées parmi les magnifiques flèches du massif de Gheralta. C'est ici que l'Italien Luigi Cantamessa a mis en contact le professeur Hagos Gebremariam de l'Université d'Adigrat pour relever un défi plus ambitieux : restaurer la voie d'accès au sanctuaire de Maryam Dengelat, abandonnée depuis le XVIe siècle après un glissement de terrain.

     

    Depuis lors, un seul homme a réussi à entrer : il s’agit de l’audacieuse expédition du professeur Michael Gervers de l’Université de Toronto qui, en 2002, invité par le ministre du Tourisme du Tigré, Ato Kebede Amare, s’est abaissé d’en haut avec une corde tenue par 16 hommes, tandis que d’en bas d’autres jeunes le faisaient basculer dans le vide pour le rapprocher du mur, qui surplombe sept mètres. Avant lui, l'archéologue éthiopien Gigar Tesfaye s'était rendu à Maryam Dengelat en 1970 et à une mission de l'Université d'Oxford en 1973, mais sans pouvoir pénétrer dans l'église.

     

    Aujourd'hui, Mountain Wilderness, avec le soutien de notre ministère des Affaires étrangères, en particulier de l'Institut culturel italien d'Addis-Abeba dirigé par Francesca Amendola, a partiellement équipé le mur et placé une poulie avec une corde statique. Le 24 mars dernier, une cérémonie excitante en présence de l'évêque et d'une foule massée au pied de la falaise a vu l'ascension d'un prêtre venu vouer l'église, pour la ramener à la dévotion populaire.

     

    La route originale montrait un pilier (aujourd'hui effondré) du côté ouest, puis traversait à droite, comme le semble la séquence de trous creusés sur la façade sud, où les poteaux de bois qui soutenaient les allées étaient creusés. Le problème, déjà noté par Gervers, sera le retrait du guano du sol, car pendant des siècles, les seuls visiteurs étaient des oiseaux.

     

    À certains endroits, il forme presque un mètre d'épaisseur, ce qui n'a heureusement pas affecté les peintures murales, qui conservent les couleurs vives d'origine. Les mieux conservés sont les personnages moins exposés à la lumière provenant des fenêtres en bois. Le même Gervers était émerveillé par la richesse du répertoire pictural, probablement travaillé par différents artistes.Les compositions du mur sud se distinguent par leur originalité et leur finesse de détail, où dominent les teintes rouge et bleu, comme dans l'Annonciation au-dessus de la porte d'entrée.

     

    Il existe également de nombreux saints équestres, dont Saint Georges et le dragon, ainsi que des références au célèbre monastère de Gunda Gunde à Gheralta, base des disciples d'Estifanos, le réformateur de l'église copte (XVe siècle) représentée ici avec son disciple Abakarazun. Selon Gervers, il s'agit de la première école de Gondar (XVIIe siècle), tandis que la datation du sanctuaire est plus controversée. La tradition locale l’aurait fondée au IVe siècle, à l’époque d’Abba Salama (San Frumenzio), le saint qui introduisit le christianisme en Éthiopie. Il est plus probable que cela remonte au milieu du quinzième siècle.

     

    Cette hypothèse serait corroborée par un manuscrit citant une donation de terres faite par le roi éthiopien Zara Yaqob (1399-1468); don qui pourrait être expliqué par la fondation du monastère. D'autres découvertes ayant appartenu à l'église sont jalousement gardées par des agriculteurs locaux, qui ne les montrent guère. Celles-ci incluent un triptyque en émail de Limoges du XVe siècle inspiré par la Passion d’Albrecht Dürer et une croix en argent du XIIIe siècle. Les prochaines interventions, en plus de la restauration de l'entrée du sanctuaire, prévoient, en accord avec les autorités locales, la construction d'un musée où placer les découvertes maintenant dispersées dans des maisons privées.

     

    Source : Il Giornale dell'Arte

     

     


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  • ÉTONNANT NON?

     

    Les rayures du zèbre servent bel et bien à quelque chose

     

    Les rayures du zèbre provoquent chez les mouches une étrange illusion d'optique qui leur donne l'impression que son corps se fragmente dans plusieurs directions.

    À quoi peuvent donc bien servir les rayures des zèbres ? Voilà un mystère de l'évolution qui a longtemps intrigué les biologistes. Quel avantage l'animal tire-t-il donc d'une robe aussi particulière ?

     En 2014, une équipe menée par Tim Caro publiait un article dans la revue Nature Communication démontrant que ces rayures leur permettaient de se prémunir des piqûres de taons (une ruse qui aurait également bénéficié aux tribus qui pratiquent ce type de maquillage corporel). Le même chercheur publie un nouvel article dans la revue Plos One et détaille comment fonctionne ce mécanisme de protection.

    En Afrique, les pires ennemis des équidés sont les insectes. La mouche tsé-tsé, par exemple, est porteuse du parasite responsable de la maladie du sommeil. Les taons, eux, transmettent le rhume équin. Une simple piqûre s'avère bien souvent mortelle. Il est donc assez logique de penser que la sélection naturelle a favorisé les mécanismes de protection contre ces piqûres de mouches. Un argument d'autant plus fort que les études ont montré que les zèbres les moins rayés vivaient dans des zones désertées par ces insectes parasites.

    À longue distance, les rayures ne servent à rien. Les taons réagissent en fonction des odeurs et sont autant attirés par les chevaux que par les zèbres. Mais c'est au moment de la phase d'approche que leur comportement diffère. « En arrivant près de chevaux, les taons amorcent très clairement une phase d'atterrissage. Leur vitesse décroît », analyse Hervé Le Guyader professeur émérite de biologie évolutive à Sorbonne Université. «En revanche, face à un zèbre le taon maintient une vitesse élevée jusqu'au dernier moment. Il n'a clairement aucunement intention d'atterrir. » Mais que se passe-t-il ?

     

    Des chevaux déguisés en zèbre

    L'équipe de Tim Caro a cherché à tromper les mouches. Et comme rien ne ressemble plus à un zèbre qu'un cheval recouvert de rayures, les chercheurs ont habillé les chevaux avec de grandes tuniques rayées ! Résultat : la zone recouverte par le déguisement devenait tout aussi inhospitalière que la robe des zèbres. En revanche, les taons continuaient à se poser sur les têtes des chevaux. « Les rayures produisent une illusion d’optique », explique Hervé Le Guyader. « Les taons n'arrivent pas à visualiser de zones d'atterrissage et ne peuvent donc pas mordre l'animal.»

    Comment un pelage rayé peut-il devenir à ce point inhospitalier ? Les taons sont très sensibles à la polarisation de la lumière (la manière dont la direction du champ électromagnétique est orientée et varie avec le temps). Une information que l'œil humain ne perçoit pas du tout. Les successions de motifs identiques brouillent la réception de l'image car plus les zébrures sont étroites et moins la lumière globalement réfléchie par les bandes noires et blanches est polarisée. Les rayures opèrent ainsi une sorte de camouflage en masquant les contours des individus. Le taon a donc des difficultés a percevoir sa cible.

    L'illusion est d'autant plus forte que le zèbre est en mouvement. « L’illusion produite est comparable à celle produite par les roues de carrosse au cinéma », détaille Hervé Le Guyader. « Lorsque le carrosse avance à une certaine vitesse, on peut avoir l'illusion que les roues tournent à l'envers. » Quand le zèbre se meut, le taon a notamment l'impression que l'avant de l'animal va vers l'arrière (les rayures étant verticales) et que l'arrière du corps part vers le haut (les rayures sont plus horizontales). Tout le corps semble se fragmenter dans des directions contraires. Avouons que le spectacle doit être assez déconcertant. Pour se protéger des piqûres, les chevaux se contentent de remuer la queue, les zèbres, eux... se mettent à courir. « Et le phénomène est encore plus fort quand les zèbres sont en troupeau », ajoute Hervé Le Guyader. Pour se prémunir des piqûres, à l'avenir promenez-vous en groupe vêtu de rayure et surtout : courez !

    Source :lefigaro.fr

     


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  • GANVIE:VENISE AFRICAINE

     

     Ganvié

     

     Ganvié est une cité lacustre du sud du Bénin, situé sur le lac Nokoué au nord de la métropole de Cotonou. Elle fait partie de la commune de Sô-Ava dans le département de l'Atlantique.

     

    L’origine de Ganvié est liée aux guerres tribales et aux razzias esclavagistes du XVII siècle cependant et selon la légende, les premiers habitants sont arrivés du Togo avec leur roi Agbogdobé en 1717. Le roi puissant en Vaudoun, se métamorphosa en épervier, survola la lagune et découvrit l’ile de Ganvié. Ses sujets restés sur la rive ne pouvaient pas passer. Il fit alors une autre magie et se transforma en crocodile, transportant ainsi ses sujets sur son dos. Depuis le crocodile est sacré à Ganvié !

     

    Historiquement, la création des communes de Sô-Ava et des Aguégués est le résultat d’un mouvement migratoire de populations ayant conduit au peuplement de la région Sud de l’actuelle République du Bénin. Il s’agit notamment de la migration des Dakomènou et des Sokomènou qui par intervalles plus ou moins rapprochés, ont élu domicile sur le lac Nokoué et environs.

     

    Actuellement La population qui habite le lac Nokoué est estimée à plus de 75 000 habitants. Ils sont appelés les Hommes de l’eau en langue locale « Toffinou ».

     

    Ganvié est surnommé « la Venise de l’Afrique ».Sur le lac Nokoué les habitations appelées « construction sur pilotis ». Sont construites en bois et matériaux végétaux (bois, bambou, paille, végétaux divers, capables de résister aux intempéries et aux aléas climatiques pendant des décennies. Ganvié du lac Nokoué est aujourd’hui la plus importante cité lacustre de l’Afrique de l’Ouest et est inscrite depuis 1996 sur la liste indicative de l’UNESCO. Cette cité est une curiosité touristique unique en Afrique, voire au monde. Ici, toute la vie de la population se déroule sur l’eau et tourne autour de l’eau.

     

    Conditions de vie de la population

     La population de Ganvié et de So Tchanhoué, les deux principaux centres lacustres du Bénin, ne cesse de croître, et les maisons sur pilotis s'avancent de plus en plus profondément à l'intérieur du lac Nokoué.

     Eau

     L'alimentation en eau potable n'est assurée que par deux bornes fontaines aménagées par le service de l'hydraulique rurale et les habitants s'y rendent en pirogue pour remplir leurs bidons d'eau. L'eau du lac n'est pas potable puisqu'elle est saumâtre (le lac communique avec la mer), mais le niveau de salinité varie en fonction des saisons. Les eaux usées des habitants et les excréments du bétail (pour lequel sont aménagés de petits îlets) sont directement déversés dans le lac. Heureusement, le lac est peu profond (environ 2 mètres) et le fort ensoleillement assure une désinfection efficace par rayons ultraviolets.

     

    Les villages sont soumis aux crues pendant la saison de pluie et le niveau peut alors monter au niveau des pilotis. Dans ces cas, le bétail doit être rapatrié des îlets et partage le niveau des habitants. Les tempêtes détruisent parfois des centaines de maisons.

      

    Électricité

     

    Un autre problème est l'absence d'alimentation électrique. Certains habitants qui en ont les moyens disposent de petits groupes électrogènes (outre le bruit et les gaz d'échappement ils engendrent naturellement un risque de pollution du fait de la manipulation de carburants), d'autres installent des panneaux photovoltaïques.

     

    Pisciculture

     

    Le lac est pour l'instant préservé de pollution industrielle. En conséquence, l'eau du lac n'est pas trop polluée ce qui permet la pêche et la pisciculture (plusieurs milliers de tonnes par an).

     

    Après avoir soigneusement entretenu six mois durant leur acaja, le pâturage aquatique clôturé de fascines (assemblage de branchages pour combler les fossés, empêcher l'éboulement des terres, etc.) qu'ils possèdent sur le lac, les pêcheurs peuvent enfin procéder à la récolte. Il y a quelques années encore, les grands filets tendus pour l'occasion renfermaient suffisamment de poissons pour faire vivre toute leur famille pendant plusieurs mois.

     

     

     

     

     

     

     


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  • DUR D'ETRE ERYTHREEN !!!!

     

    Un pays africain oblige les hommes à marier au moins 2 femmes ou aller en prison

     

    Le gouvernement d’Erythrée, pays dans la corne de l’Afrique, demande aux hommes de marier plus d’une femme sous peine d’emprisonnement. Le pouvoir de ce pays oblige ainsi les hommes à être polygame ou de faire l’objet de poursuites judiciaires.

    Un texte de loi a été rendu public à ce sujet, en ces termes : « en se basant sur le jugement de Dieu à propos de la polygamie et des circonstances actuelles du pays (beaucoup plus de femmes que d’hommes), Le département érythréen des affaires religieuses a pris les décisions suivantes. D’abord tous les hommes devront marier au moins deux femmes et l’homme s’y opposant pourrait purger une peine d’emprisonnement à vie avec travaux forcés ». Les menaces ne sont cependant pas que pour les hommes car, il est précisé : « la femme qui essaye de dissuader son mari d’épouser une autre femme encourt une peine d’emprisonnement à vie ».

    D’après le gouvernement tous les hommes devraient marier le plus de femmes possible et avoir le plus d’enfants possible pour rattraper le déficit causé par la guerre qui opposa le pays à l’Éthiopie voisine. La majorité des hommes du pays ont accueilli la nouvelle avec joie, une minorité trouvant elle que la décision va à l’encontre des droits de l’homme. Plusieurs femmes y sont formellement opposées.

     source:abidjantv.net

     

     

     

     


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