• IL Y A 40 ANS.....KOLWEZI

    Légionnaires français le 20 mai 1978, sur l'aéroport de Kolwezi

     

    Il y a 40 ans, la Légion sautait sur Kolwezi au Zaïre du Maréchal Mobutu

     

    Il y a 40 ans, le 19 mai 1978, six cents légionnaires sautaient sur Kolwezi (province du Shaba, ex-Katanga, Zaïre), pour secourir des milliers d'Africains et d'Européens en butte aux exactions des rebelles katangais qui avaient pris le contrôle de cette ville minière.

    De toutes les interventions de la France en Afrique post-coloniale, c'est la plus légendaire: le 19 mai 1978, la Légion sautait sur Kolwezi au Zaïre (actuel République démocratique du Congo) officiellement pour sauver 2 000 Européens menacés voire massacrés par des rebelles séparatistes.

    Six jours plus tôt, 4 000 « Katangais » commandés par Nathanaël Mbumba, venus d’Angola via la Zambie, s’étaient emparés de Kolwezi, ville stratégique au cœur du Katanga minier, gisement des richesses du Congo et haut-lieu de l’industrie métallurgique où sont extraits et transformés cuivre, zinc, cobalt et uranium.

    De nombreux Français et Belges, employés par la société minière Gécamines, se retrouvent pris en étau et en otages par les « Tigres du Shaba » qui veulent renverser le maître du Zaïre, le Maréchal Mobutu.

    Cette intervention au coeur de l'Afrique à 8.000 km de la France, la plus grande opération aéroportée depuis Suez (octobre 1956), fut riche d'enseignements pour l'armée française.

    Le Katanga, prospère province minière du sud de l'ex-Congo belge, près de l'Angola et de la Zambie, avait été le théâtre d'une sécession au début des années soixante, marquée par l'intervention des Casques bleus.

    En avril 1977, une première tentative de renversement, depuis l'Angola, de Mobutu Sese Seko, à la tête de la République du Congo depuis novembre 1965 après un coup d'Etat, avait échoué.

    Le 13 mai 1978, plusieurs milliers d'anciens gendarmes katangais, les "Tigres", commandés par Nathanaël Mbumba, s'emparent de Kolwezi où vivent 2.000 Belges et Français, employés à la société minière La Gécamines.

    Intervention militaire en solo

    Le 16 mai, l'intervention manquée de parachutistes zaïrois et les rumeurs insistantes d'une opération occidentale mettent Kolwezi (80.000 habitants) à feu et à sang. En trois jours, 700 civils, dont une centaine d'Européens sont massacrés.

    Le 17, le président Valéry Giscard d'Estaing, à la demande de Mobutu et avec le feu vert des Etats-Unis et de nombreux Etats africains, lance une intervention militaire française en solo, face aux hésitations du gouvernement belge.

    Giscard d'Estaing mobilise le 2e régiment étranger de parachutistes (REP), commandé par le colonel Philippe Erulin et basé à Calvi (Corse).

    L'opération "Bonite" est lancée dans la nuit du 17 au 18 mai en liaison avec la mission française de coopération militaire à Kinshasa, dirigée par le colonel Yves Gras.

    A la base de Solenzara (Corse), 600 légionnaires embarquent dans trois DC-8 d'UTA, un Boeing 707 d'Air France et quatre DC-8 du transport militaire. Direction Kinshasa, en évitant l'Algérie et la Libye, soit huit heures de vol.

    Les leçons de "Bonite"

    Les huit appareils sont tellement chargés que les légionnaires ne peuvent emporter leurs parachutes. Ils s'équiperont à Kinshasa de parachutes américains de l'armée zaïroise.

    Le 19 mai à 15h40, trois compagnies de combat et un état-major (400 hommes) sautent sur Kolwezi après six heures de vol dans quatre C-130 Hercules zaïrois et un C-130 Transall français. En quelques heures, ils contrôlent la ville, au prix de durs combats, et mettent sous leur protection les populations civiles.

    Le 20, 200 autres légionnaires, dont une section de mortiers, les rejoignent. Chaque légionnaire saute avec 30 kg (arme individuelle, munitions, vivres) et un obus de mortier. Six légionnaires se blessent en touchant le sol. Au même moment, les paras-commandos belges se posent sur l'aérodrome de Kolwezi pour préparer l'embarquement des civils occidentaux.

    Bilan : cinq légionnaires tués et une quinzaine de blessés, un para-commando belge tué, 247 rebelles tués, deux prisonniers, plus de 500 armes individuelles et lourdes saisies. Le 15 juin, les derniers légionnaires quittent Kolwezi, relevés par les Zaïrois et une force panafricaine.

    Trois leçons seront tirées de "Bonite" : nécessité de posséder des unités professionnelles très entraînées, des transmissions par satellite protégées et des appareils de transport à long rayon d'action. Vingt gros porteurs de l'US Air force durent acheminer, de Solenzara à Lubumbashi, les 88 véhicules du 2e REP.

    source: Africa24monde Avec la-croix/AFP

     

    IL Y A 40 ANS.....KOLWEZI

    monument aux Soldats inconnus érigé après la reprise de la ville de Kolwezi 

     

     


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  • BON WEEK-END DE PENTECÔTE


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    Mathusalem a vécu 960 ans

    Mais les records sont faits pour être battus…

    Alors  aujourd’hui  je me rapproche un peu de lui……LOL

     

     

     


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  • MALNUTRITION EN RDC

     

    RDC: 400.000 enfants risquent de mourir de malnutrition sévère

     

    Des tensions intercommunautaires dans le Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, menacent la survie des habitants de cette province parmi les plus pauvres du pays. L'Unicef appelle la communauté internationale à financer une aide humanitaire durable.

    Dans la crise politique et sanitaire qui ravage la région du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, les enfants sont en première ligne. Ils sont 770.000 à souffrir de malnutrition aiguë. 10% des enfants de moins de cinq ans sont concernés. Dans un rapport publié jeudi, l'Unicef appelle la communauté internationale à financer une aide humanitaire durable.

    «La seule chose qui nous manque aujourd'hui, ce sont des fonds pour atteindre l'ensemble des enfants qui ont besoin de notre aide», écrit Gianfranco Rotigliano, représentant par intérim de l'Unicef en République démocratique du Congo. Si les interventions humanitaires ne s'intensifient pas, 400.000 enfants risquent de mourir de malnutrition sévère.

    L'organisation estime les besoins à 88 millions de dollars. Cette somme est composée de 45,5 millions de dollars dédiés la nutrition, 17,2 millions à une intervention rapide face aux mouvements de population, 9,2 millions à l'accès à une eau saine et une bonne hygiène, 7 millions à la protection de l'enfance et 5,3 millions à l'éducation.

     

    224 centres de santé pillés

    Les événements qui ont mené à cette crise ont commencé en août 2016, lorsqu'un chef local, Jean-Pierre Épandit, est tué par les forces de l'ordre après avoir organisé une révolte contre le président de la RDC, Joseph Kabila. Des tensions intercommunautaires éclatent alors dans le Kasaï central et des milices se forment contre l'armée. Rapidement, le conflit s'étend aux quatre autres provinces de la région: le Kasaï oriental, Lomami, Kasaï, et Sankuru. Alors que ces cinq provinces comptaient déjà parmi les plus pauvres du pays, la violence du conflit a empiré la situation et multiplié les effets de la crise sanitaire.

    Des centaines de milliers de personnes ont dû quitter leur village pour échapper aux milices et se réfugier dans la brousse, rendant leurs conditions de vie encore plus difficiles, sans accès à l'eau potable, aux soins de santé et à l'éducation. Ces derniers mois, les déplacés ont profité de l'accalmie récente pour rentrer chez eux. Problème: après avoir raté la période des semailles en 2017 et perdu trois saisons consécutives de récoltes, ils n'ont plus rien à manger. L'ONU estime aussi que 224 centres de santé ont été pillés, brûlés ou détruits, et 500 écoles attaquées, réquisitionnées ou détruites.

     

    Problèmes d'accès à une eau saine

    Au-delà de la famine, le Kasaï fait face à une réelle crise sanitaire, avec des épidémies de rougeole (9.000 personnes touchées depuis janvier 2017) et de choléra (4.944 cas signalés dans quatre des cinq provinces de la région). Pour tenter d'y répondre, l'Unicef a vacciné deux millions d'enfants contre la rougeole. 71.500 souffrant de malnutrition sévère ont été pris en charge depuis début 2017.

    Par ailleurs, des aliments thérapeutiques contre la malnutrition sont distribués dans les centres de santé et les hôpitaux. L'Unicef a aussi entrepris de former les mères et les agents de santé locaux à de meilleures pratiques nutritionnelles, notamment pour les enfants de moins de cinq ans. Parmi elles, l'allaitement obligatoire pendant les six premiers mois d'un nourisson.

    En ce qui concerne l'accès à une eau saine, l'organisation construit et répare les différentes sources d'eau et latrines, et distribue des comprimés de purification de l'eau.

     

    Source :lefigaro.fr

     


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