• KAMPALA

     

    KAMPALA

     

    KAMPALA

     

    Kampala

     

    Kampala est la capitale et la plus grande ville(1659 600 hab.en 2011)de l'Ouganda.

    En 1962, Kampala prit la place d'Entebbe en qualité de capitale du pays

    Kampala a grandi comme la capitale du royaume bugandais, dont beaucoup de bâtiments survivent encore, tels les tombes Kasubi (construites en 1881), le parlement bugandais, la cour de justice bugandaise et l'emplacement du couronnement de Naggalabi Buddo.

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    La ville est divisée en 5 quartiers :

    Ø Kawempe (Kampala) au nord

    Ø Rubaga (Kampala) à l'est

    Ø Centre (Kampala) 

    Ø Makindye (Kampala) au sud

    Ø Nakawa (Kampala) à l'ouest

    À l'instar de nombreuses villes, Kampala prétend avoir été bâtie sur 7 collines. Voici la liste des 7 collines historiques :

    Ø Kasubi : première colline en ordre d'importance historique. C'est là que se trouvent les tombeaux des rois du Buganda à Kasubi.

    Ø Mengo : C'est à cet endroit que se trouve le palais Kabaka actuel et la cour de justice bugandaise.

    Ø Kibuli : C'est là que se trouve la mosquée de Kibuli. L'islam avait déjà été apporté en Ouganda avant l'arrivée des missionnaires chrétiens.

    Ø Namirembe : Emplacement de la cathédrale protestante. Les protestants furent les premiers chrétiens à évangéliser l'Ouganda.

    Ø Rubaga : Site de la cathédrale catholique et où se situe le quartier général des frères blancs 

     

    Ø Nsambya : On y trouve l'hôpital Nsambya

     

     


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  • PAS BÊTES.......

     

    Comment les éléphants se sont adaptés pour fuir les braconniers

     

     

    Les mammifères ont modifié leur comportement biologique pour échapper à la menace des chasseurs, selon une étude publiée ce mercredi.

    Des éléphants observés de nuit. La scène, a priori inhabituelle en raison du caractère diurne de ces animaux, est pourtant de plus en plus d'actualités. Les éléphants d'Afrique ont en effet appris, au fil du temps, à se déplacer et à se nourrir la nuit, pour mieux se cacher le jour et échapper ainsi aux braconniers dans les zones où ceux-ci sévissent particulièrement, révèle une étude publiée ce mercredi.

    L'an dernier, ce type de comportement avait pu être observé sur un spécimen baptisé Morgan, équipé d'un collier GPS, qui s'était mis en tête de traverser une région très risquée, souligne l'organisation de protection des animaux Save The Elephants et l'Université de Twente, aux Pays-Bas. Ce mâle solitaire avait quitté la région côtière du sud-est du Kenya pour aller jusqu'en Somalie. Pour traverser cette zone très périlleuse pour les éléphants, il avait adopté une stratégie de survie en marchant essentiellement la nuit et en se dissimulant au milieu des arbustes le jour.

    Pour étudier la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire, les scientifiques de Save The Elephants ont établi un ratio permettant de mesurer l'activité de l'animal la nuit par rapport à celle de jour. «Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne», expliquent-ils dans leur étude publiée dans Ecological Indicators.

     

    Un changement de comportement à risques

    L'équipe, menée par le chercheur Festus Ihwagi, doctorant à l'Université de Twente, s'est appuyée sur des données recueillies sur des éléphants équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le nord du Kenya. Plus précisément, l'équipe s'est intéressée à 28 femelles et 32 mâles. Elle s'est focalisée sur deux périodes. Pendant la première, de 2002 à 2009, le niveau de braconnage était modéré. Dans la seconde, de 2010 à 2012, il était particulièrement élevé dans le nord du Kenya.

     

    «Cette étude montre la capacité de l'éléphant (...) à adapter son comportement pour sa sécurité»

     

    Normalement les éléphants se reposent la nuit et sont plus actifs le jour. Mais là, les chercheurs ont constaté que «les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour lorsque le niveau de braconnage était élevé», comme en 2010-2012, souligne l'étude. Et cette attitude était encore plus marquée chez les femelles que chez les mâles. Entourées d'éléphanteaux, elles sont souvent plus prudentes, soulignent les chercheurs. «Cette étude montre la capacité de l'éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité», souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l'étude.

    Mais ces changements sont susceptibles «d'avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, se reproduire et survivre qu'on ne connaît pas pour le moment», ajoute-t-il. «Pour les éléphanteaux, le risque d'être attrapés par des lions ou des hyènes la nuit pourrait être plus grand», indique Festus Ihwagi. «Et pour les éléphants adultes, cela implique une altération de leur vie sociale» et cela peut avoir un impact sur leur activité sexuelle, ajoute-t-il.

    Les chercheurs suggèrent d'utiliser leur ratio «comme un indicateur du niveau de braconnage quasiment en temps réel». Environ 30.000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d'ivoire, à destination principalement de la Chine et de l'Asie du Sud-Est.

     

    Source : Le figaro.fr


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  • OUF! ON SE REPOSE


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  • Mobutu le «Léopard zaïrois»

     

    Mobutu le «Léopard zaïrois»

     

     

     

    Le 7 septembre 1997 s'éteignait Mobutu Sese Seko, «l'homme-léopard». Retour sur trois décennies de domination sans partage.

    «C'est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang. Nous en sommes fiers jusqu'au plus profond de nous-mêmes» déclare Patrice Émery Lumumba dans son discours du 30 juin 1960, en présence du roi des Belges Baudouin Ier. L'ancienne colonie congolaise est désormais une république indépendante, dont Lumumba est le premier ministre. Mais déjà l'officier Joseph Désiré Mobutu, jeune loup ambitieux nommé à la tête de l'État-major, profite de ses nouvelles fonctions pour faire arrêter Lumumba et prendre le pouvoir par la force, le 14 septembre 1960.

    Putsch

    «Il ne s'agit pas d'un coup d'État militaire, mais plutôt d'une simple révolution pacifique.» C'est en ces termes que le secrétaire d'État décrit les évènements de septembre. Pourtant, il s'agit bien d'un putsch militaire. Quatre mois plus tard, l'ancien chef de gouvernement Patrice Lumumba est livré aux séparatistes katangais, qui le torturent et l'assassinent dans le plus grand secret, le 17 janvier 1961. La conquête du pouvoir se poursuit par un second coup d'État en 1965 et par l'élimination de tous les opposants et anciens partisans de Lumumba. Parmi eux, quatre anciens ministres sont pendus au printemps 1966. Cette exécution publique, qui a lieu le jour de la Pentecôte, est un moment fondateur de la IIème République de Mobutu, proclamée l'année suivante.

    Dans cette vidéo de l'INA, Patrice Lumumba, placé en résidence surveillée par les hommes de Mobutu, exprime son incompréhension sour le regard des caméras occidentales.

     

    Nsélé

    Pour asseoir sa dictature et assurer l'unité du pays, le président autoproclamé promulgue le Manifeste de la Nsélé le 20 mai 1967, créant de facto le «Mouvement populaire de la Révolution» (MPR), un parti politique dont tous les Zaïrois sont membres de droit dès leur naissance, «des ancêtres aux fœtus». Son emblème est une main tenant un flambeau allumé. Sa devise? «MPR: Servir». Chef charismatique du parti-État, Mobutu se pose en démiurge prométhéen: il est le «père fondateur de la nation», celui qui a donné son unité au territoire et sa dignité au peuple zaïrois.

     

     

    Le Prince

    Il n'est pas étonnant de trouver le traité de Nicolas Machiavel parmi les livres de chevet du maréchal-président. Pour se maintenir au pouvoir, Mobutu fait siennes deux qualités vantées par le philosophe florentin: le pragmatisme et la ruse. Celles-ci le conduisent à mettre en scène plusieurs faux complots, suivis de procès en haute trahison.

     

    Mobutu le «Léopard zaïrois»

    Mobutu n'hésite pas non plus à faire couler le sang, pour réprimer les mutineries de l'été 1960, la révolte étudiante de 1969 ou encore la «marche de l'espoir» organisée à Kinshasa en 1992. Au chapitre diplomatique, le dictateur rencontre tous les grands de ce monde (Élisabeth II, le général de Gaulle, Mao Zedong, …). Il peut en outre compter sur un triangle d'or Belgique-France-États-Unis, trois pays avec lesquels il maintient des relations étroites. Le président Valéry Giscard-d’ Estaing déclare ainsi tenir Mobutu en «ami».

     

    Mobutisme

    S'inspirant à la fois de l'héritage lumumbiste et de la pensée de Léopold Sédar Senghor, le père de la nation développe une doctrine nationaliste à laquelle il donne son nom: le mobutisme. Fondée sur l'idée d'un retour à «l'authenticité» africaine, celle-ci préconise -entre autres- le port du costume traditionnel, l'usage généralisé du Lingala, l'abandon des noms chrétiens. Joseph Désiré devient alors Mobutu Sese Seko Kuku Ngenbdu wa Zabanga, «le guerrier tout-puissant et victorieux qui va de victoire en victoire sans que rien ne puisse l'arrêter». Sese Seko signifie aussi «l'Éternel», celui qui dure.

     

    Homme-léopard

    Le culte de la personnalité qui s'organise autour du «guide» brasse ensemble le décorum des régimes totalitaires, le vocable révolutionnaire, les références messianiques et le totémisme traditionnel. Le visage de «Papa maréchal» fait une apparition divine au milieu des nuages dans un spot diffusé avant chaque journal télévisé. Il y porte, comme toujours, la toque tachetée symbole de puissance, qui fait de lui le «léopard de Kinshasa».

    Zaïrianisation

     

    Mobutu le «Léopard zaïrois»

    En 1971, c'est «l'année des trois Z». Le pays, le fleuve et la monnaie de l'ancien Congo belge prennent le nom de Zaïre. Une fois la révolution culturelle et politique accomplie, c'est au tour de l'économie d'être «zaïrianisée». Les entreprises étrangères implantées au Zaïre sont confiées aux favoris du régime; la corruption et le népotisme se développent. Le slogan du parti-État est ironiquement détourné: «MPR? Se servir». Pendant plus de vingt ans, le clan Mobutu ponctionne systématiquement la trésorerie des entreprises et les caisses de l'État pour s'autofinancer. Au besoin, il fait tourner la planche à billets. Alors que les services publics et les structures industrielles du pays s'effondrent, la fortune de la famille Mobutu atteint plusieurs milliards de dollars.

    Magie noire

    «Le maréchal est habituellement entouré par trois cercles d'intimes: la famille, les financiers et les magiciens», confiait Patrick de Saint-Exupéry dans les colonnes du Figaro en avril 1997. S'il a toujours collectionné les grigris et les talismans, Mobutu développe un mysticisme paranoïaque vers la fin de sa vie. «Au milieu des années 1990, lors de la fin crépusculaire du maréchal miné par le cancer, les marabouts loués à prix d'or (…) occupaient un étage entier de l'hôtel Intercontinental de Kinshasa» lit-on encore dans l'hebdomadaire Jeune Afrique.

    À partir de 1993, les malheurs s'accumulent pour le clan Mobutu: les militaires impayés et la population affamée pillent Kinshasa, Papa-Léopard tombe malade, deux de ses fils trouvent la mort… Désavoué par la communauté internationale et par son propre peuple, Mobutu est aussi la cible des banques internationales, qui gèlent ses avoirs.

    En 1997, l'offensive menée par Laurent-Désiré Kabila force le président vieillissant à la négociation. Humilié, il fuit le Zaïre -qui retrouve son nom ancestral de Congo dès son départ. Mobutu meurt auprès des siens le 7 septembre 1997, à Rabat, au Maroc.

     

    «Lors de la fin crépusculaire du maréchal miné par le cancer, les marabouts (…) occupaient un étage entier de l'hôtel Intercontinental de Kinshasa»

     

    Les esprits cartésiens virent dans cette fin de règne les conséquences de trente ans de dictature et d'un processus de pluralisation politique qui avait laissé éclater les contestations à partir de 1990. Mais les proches de l'ancien chef de l'État en sont persuadés: c'était une malédiction. Tous ces sacrifices humains avaient attiré le mauvais œil, et Prométhée ne pouvait échapper aux foudres de Zeus.

     

    Source : le figaro.fr Pauline Deydier

     


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